Moché dit aux Enfants d’Israël que D.ieu ne lui a pas permis d’entrer en Terre Sainte et qu’il ne pourra contempler que du haut d’une montagne. Il poursuit la répétition de la Torah, évoquant les événements sans précédent qui se sont produits depuis la sortie d’Egypte. Il prédit que des générations futures se détourneront de D.ieu, pratiqueront l’idolâtrie, perdues parmi les nations, mais qu’elles reviendront à D.ieu et à Ses commandements.

La Paracha inclut les Dix Commandements, le Chema Israël, les Mitsvot de l’amour du prochain, de l’étude de la Torah, des Téfilines et des Mézouzot.

Moché dit aux Enfants d’Israël que D.ieu ne lui a pas permis d’entrer en Terre Sainte et qu’il ne pourra contempler que du haut d’une montagne. Il poursuit la répétition de la Torah, évoquant les événements sans précédent qui se sont produits depuis la sortie d’Egypte. Il prédit que des générations futures se détourneront de D.ieu, pratiqueront l’idolâtrie, perdues parmi les nations, mais qu’elles reviendront à D.ieu et à Ses commandements.

La Paracha inclut les Dix Commandements, le Chema Israël, les Mitsvot de l’amour du prochain, de l’étude de la Torah, des Téfilines et des Mézouzot.

Une voix sans écho

Le Midrach offre trois interprétations de la phrase : « une voix forte et incessante » qui décrit la parole de D.ieu lors du don des Dix Commandements.

  1. a) La voix de D.ieu se divisait en sept voix qui à leur tour se subdivisaient jusqu’à ce que (les Dix Commandements fussent entendus) dans les soixante-dix langues du monde.
  2. b) La voix continua à résonner et c’est de cette même voix que les Prophètes et les Sages des générations futures dérivèrent leurs prophéties et leurs perspectives.
  3. c) Contrairement aux voix naturelles, cette voix ne renvoyait pas d’écho.

Les deux premières interprétations indiquent clairement la grandeur du Don de la Torah démontrant que la voix de D.ieu ne se limitait pas à la Langue Sainte ou au temps spécifique de la Révélation mais qu’elle se prolongeait dans d’autres langues et dans les générations suivantes. Cependant, le fait que la voix de D.ieu n’eût pas d’écho ne semble pas évoquer sa grandeur. Bien au contraire, cela pourrait indiquer une certaine faiblesse.

Ainsi, une explication apparaît nécessaire car D.ieu n’accomplit pas de miracle en vain. Puisque d’ordinaire une voix renvoie un écho, le fait qu’ici ce ne fut pas le cas, d’autant plus que c’était une voix puissante, requiert un détournement de l’ordre naturel. Pour quelle raison ?

Les commentateurs apportent une explication à la nécessité de ce miracle : quand on entend un écho, il se peut que l’on pense qu’il s’agit là d’une seconde voix. Plutôt que de donner la possibilité de cette erreur d’interprétation, D.ieu empêcha que la voix prononçant les Dix Commandements ne soit répercutée par un écho.

Cependant, cette interprétation est insuffisante. Car il est clair qu’un écho est lié à son point d’origine ; il contient le même ton et les mêmes mots. Quand la voix prononçant les Dix Commandements parvint simultanément des quatre directions, les Juifs ne se trompèrent pas. S’il en est ainsi, il est fort probable qu’ils ne commettraient pas non plus d’erreur concernant l’écho car il est évident pour n’importe quel témoin qu’un écho n’est qu’une copie.

Quel enseignement pouvons-nous tirer du fait que la voix proclamant les Dix Commandements ne renvoyait aucun écho ?

Quand D.ieu parle à l’homme

Les Dix Commandements commencent par le mot Ano’hi, que nos Sages interprètent comme l’acrostiche de la phrase araméenne, Ana Nafchi Katvit Yehavit, « J’écris et Je Me donne » ; en d’autres termes : D.ieu S’investit Lui-même dans les Dix Commandements.

Cela va même encore plus loin. Quand Il donne ces Commandements, Il parle individuellement à chaque Juif. Cela est indiqué par l’emploi du singulier : Elo-hé’ha (« ton D.ieu »).

Et plus encore, cela ne concerne pas seulement les Juifs qui se tenaient au pied du Mont Sinaï, mais tous les Juifs, de tous temps. Comme l’affirment nos Sages : « chaque âme juive, y compris celles qui vivaient précédemment et celles qui vivront ultérieurement, étaient présentes lors du Don de la Torah. Chaque Juif entendit D.ieu lui dire : « Je suis l’Eternel ton D.ieu. C’est comme s’Il donnait toute Son essence à chaque Juif individuellement ».

Nous ne devons pas nous imaginer que cette relation se confine à l’époque des Dix Commandements car elle se perpétue par les Prophètes et les Sages de chaque génération. En effet, leurs paroles n’étaient pas prononcées de leur propre initiative mais « c’était l’esprit de D.ieu qui parlait à travers eux et Sa parole était sur leur langue ».

Il ne faudrait s’égarer et penser que les enseignements des Prophètes et des Sages n’ont aucun rapport avec l’expérience sinaïtique et sont semblables aux commandements adressés à nos Patriarches, avant le Don de la Torah. Ce n’est pas le cas. D.ieu s’est « incorporé » Lui-même dans ces enseignements, au même titre que dans les Dix Commandements.

De la même façon, tout comme les Dix Commandements, ces enseignements qui suivirent servent d’instruction pour chaque Juif. Chacun se doit de les observer non seulement parce qu’ils furent adressés à notre peuple en tant qu’entité mais parce qu’ils lui sont destinés, à lui personnellement. C’est ce qu’implique le lien qu’établissent nos Maîtres entre la voix incessante de D.ieu et les enseignements des Prophètes et des Sages. Leurs enseignements sont une expression de la voix de Sinaï. Là encore, D.ieu parle à chaque Juif en particulier.

Le fait qu’un précepte ne fût révélé qu’une fois que le Prophète ou le Sage en parlent pose un problème car « jusqu’alors la permission n’était pas accordée à (cette) prophétie ». En effet, il y a un temps approprié à chaque dessein. Chaque concept de la Torah a un temps adéquat où la voix entendue au Sinaï se révèle.

La même idée s’applique en ce qui concerne l’interprétation selon laquelle la voix de D.ieu résonna dans soixante-dix langues. L’humanité, dans son ensemble, est obligée d’observer sept lois universelles. Le Peuple juif se doit d’influencer l’humanité à observer ces sept lois.

Pour insister sur l’idée que ces sept lois universelles font partie intégrante de l’expérience sinaïtique, nos Sages expliquent que la voix de D.ieu se fit entendre dans toutes les soixante-dix langues. Comme le statue le Rambam (Maimonide) tous les non Juifs doivent observer ces lois parce qu’elles furent ordonnées par D.ieu et transmises par l’intermédiaire de Moché et non parce qu’elles coïncident avec ce que dicte la pensée des hommes.

Pour que le talon entende

Toutes les révélations de l’Ere de Machia’h dépendent de notre service divin d’aujourd’hui. Tout comme les créatures humaines sont divisées en quatre catégories : la matière inanimée, le règne végétal, le règne animal et les humains, ces quatre catégories elles-mêmes se manifestent dans chaque être humain. Cela nous renvoie à l’époque du Don de la Torah où la voix de D.ieu entra dans toute existence matérielle.

Le matériel et le spirituel sont deux opposés et le spirituel ne peut pas d’ordinaire pénétrer dans le matériel. Cependant, au moment du Don de la Torah cette exclusion mutuelle fut suspendue.

Cela démontre la grandeur de la voix de D.ieu. Elle est totalement illimitée, issue d’un niveau où il n’y a pas de différences entre le matériel et le spirituel, ce qui lui permet de les joindre.

Quand la Torah pénètre chaque aspect de l’être humain, elle y est retenue et même ses dimensions inanimées s’en trouvent imprégnées avec un effet durable. Cela l’affecte même lorsqu’il se livre à des activités séculières, matérielles. Il devient alors évident que cet homme a étudié la Torah et que sa sagesse se reflète dans tout ce qu’il fait. Cela lui permet de « connaître D.ieu dans toutes (Ses) voies » et de faire de ce monde une résidence pour Lui.

Une voix sans écho

Le Midrach offre trois interprétations de la phrase : « une voix forte et incessante » qui décrit la parole de D.ieu lors du don des Dix Commandements.

  1. a) La voix de D.ieu se divisait en sept voix qui à leur tour se subdivisaient jusqu’à ce que (les Dix Commandements fussent entendus) dans les soixante-dix langues du monde.
  2. b) La voix continua à résonner et c’est de cette même voix que les Prophètes et les Sages des générations futures dérivèrent leurs prophéties et leurs perspectives.
  3. c) Contrairement aux voix naturelles, cette voix ne renvoyait pas d’écho.

Les deux premières interprétations indiquent clairement la grandeur du Don de la Torah démontrant que la voix de D.ieu ne se limitait pas à la Langue Sainte ou au temps spécifique de la Révélation mais qu’elle se prolongeait dans d’autres langues et dans les générations suivantes. Cependant, le fait que la voix de D.ieu n’eût pas d’écho ne semble pas évoquer sa grandeur. Bien au contraire, cela pourrait indiquer une certaine faiblesse.

Ainsi, une explication apparaît nécessaire car D.ieu n’accomplit pas de miracle en vain. Puisque d’ordinaire une voix renvoie un écho, le fait qu’ici ce ne fut pas le cas, d’autant plus que c’était une voix puissante, requiert un détournement de l’ordre naturel. Pour quelle raison ?

Les commentateurs apportent une explication à la nécessité de ce miracle : quand on entend un écho, il se peut que l’on pense qu’il s’agit là d’une seconde voix. Plutôt que de donner la possibilité de cette erreur d’interprétation, D.ieu empêcha que la voix prononçant les Dix Commandements ne soit répercutée par un écho.

Cependant, cette interprétation est insuffisante. Car il est clair qu’un écho est lié à son point d’origine ; il contient le même ton et les mêmes mots. Quand la voix prononçant les Dix Commandements parvint simultanément des quatre directions, les Juifs ne se trompèrent pas. S’il en est ainsi, il est fort probable qu’ils ne commettraient pas non plus d’erreur concernant l’écho car il est évident pour n’importe quel témoin qu’un écho n’est qu’une copie.

Quel enseignement pouvons-nous tirer du fait que la voix proclamant les Dix Commandements ne renvoyait aucun écho ?

Quand D.ieu parle à l’homme

Les Dix Commandements commencent par le mot Ano’hi, que nos Sages interprètent comme l’acrostiche de la phrase araméenne, Ana Nafchi Katvit Yehavit, « J’écris et Je Me donne » ; en d’autres termes : D.ieu S’investit Lui-même dans les Dix Commandements.

Cela va même encore plus loin. Quand Il donne ces Commandements, Il parle individuellement à chaque Juif. Cela est indiqué par l’emploi du singulier : Elo-hé’ha (« ton D.ieu »).

Et plus encore, cela ne concerne pas seulement les Juifs qui se tenaient au pied du Mont Sinaï, mais tous les Juifs, de tous temps. Comme l’affirment nos Sages : « chaque âme juive, y compris celles qui vivaient précédemment et celles qui vivront ultérieurement, étaient présentes lors du Don de la Torah. Chaque Juif entendit D.ieu lui dire : « Je suis l’Eternel ton D.ieu. C’est comme s’Il donnait toute Son essence à chaque Juif individuellement ».

Nous ne devons pas nous imaginer que cette relation se confine à l’époque des Dix Commandements car elle se perpétue par les Prophètes et les Sages de chaque génération. En effet, leurs paroles n’étaient pas prononcées de leur propre initiative mais « c’était l’esprit de D.ieu qui parlait à travers eux et Sa parole était sur leur langue ».

Il ne faudrait s’égarer et penser que les enseignements des Prophètes et des Sages n’ont aucun rapport avec l’expérience sinaïtique et sont semblables aux commandements adressés à nos Patriarches, avant le Don de la Torah. Ce n’est pas le cas. D.ieu s’est « incorporé » Lui-même dans ces enseignements, au même titre que dans les Dix Commandements.

De la même façon, tout comme les Dix Commandements, ces enseignements qui suivirent servent d’instruction pour chaque Juif. Chacun se doit de les observer non seulement parce qu’ils furent adressés à notre peuple en tant qu’entité mais parce qu’ils lui sont destinés, à lui personnellement. C’est ce qu’implique le lien qu’établissent nos Maîtres entre la voix incessante de D.ieu et les enseignements des Prophètes et des Sages. Leurs enseignements sont une expression de la voix de Sinaï. Là encore, D.ieu parle à chaque Juif en particulier.

Le fait qu’un précepte ne fût révélé qu’une fois que le Prophète ou le Sage en parlent pose un problème car « jusqu’alors la permission n’était pas accordée à (cette) prophétie ». En effet, il y a un temps approprié à chaque dessein. Chaque concept de la Torah a un temps adéquat où la voix entendue au Sinaï se révèle.

La même idée s’applique en ce qui concerne l’interprétation selon laquelle la voix de D.ieu résonna dans soixante-dix langues. L’humanité, dans son ensemble, est obligée d’observer sept lois universelles. Le Peuple juif se doit d’influencer l’humanité à observer ces sept lois.

Pour insister sur l’idée que ces sept lois universelles font partie intégrante de l’expérience sinaïtique, nos Sages expliquent que la voix de D.ieu se fit entendre dans toutes les soixante-dix langues. Comme le statue le Rambam (Maimonide) tous les non Juifs doivent observer ces lois parce qu’elles furent ordonnées par D.ieu et transmises par l’intermédiaire de Moché et non parce qu’elles coïncident avec ce que dicte la pensée des hommes.

Pour que le talon entende

Toutes les révélations de l’Ere de Machia’h dépendent de notre service divin d’aujourd’hui. Tout comme les créatures humaines sont divisées en quatre catégories : la matière inanimée, le règne végétal, le règne animal et les humains, ces quatre catégories elles-mêmes se manifestent dans chaque être humain. Cela nous renvoie à l’époque du Don de la Torah où la voix de D.ieu entra dans toute existence matérielle.

Le matériel et le spirituel sont deux opposés et le spirituel ne peut pas d’ordinaire pénétrer dans le matériel. Cependant, au moment du Don de la Torah cette exclusion mutuelle fut suspendue.

Cela démontre la grandeur de la voix de D.ieu. Elle est totalement illimitée, issue d’un niveau où il n’y a pas de différences entre le matériel et le spirituel, ce qui lui permet de les joindre.

Quand la Torah pénètre chaque aspect de l’être humain, elle y est retenue et même ses dimensions inanimées s’en trouvent imprégnées avec un effet durable. Cela l’affecte même lorsqu’il se livre à des activités séculières, matérielles. Il devient alors évident que cet homme a étudié la Torah et que sa sagesse se reflète dans tout ce qu’il fait. Cela lui permet de « connaître D.ieu dans toutes (Ses) voies » et de faire de ce monde une résidence pour Lui.