Le 20 Mena’hem Av marque l’anniversaire du décès de
Rabbi Lévi Its’hak Schnéerson, père du Rabbi chlita.

Un homme qui a donné sa vie pour la sauvegarde du
Judaisme en Russie, qui a été déporté dans un goulag
et a quitté ce monde dans d’atroces souffrances, par le
don de sa vie pour la sauvegarde du judaisme, il a
mérité d’avoir un fils qui est devenu le Rabbi actuel de
Lubavitch.
Rabbi Lévi Its’hak, le père du Rabbi , est né à
Podovronka, en Russie Blanche et décédé à Tsaéli en
1944.
Son arrière grand père était Rabbi Barou’h Chalom, fils
aîné du Tséma’h Tsédek.
Son grand père était Rabbi Lévi Its’hak, fils ainé de
Rabbi Barou’h Chalom, le Rav de Podobranka et
Béchenkovitch.
Son père était Rabbi Barou’h Chnéor, ‘Hassid du Rabbi
Maharach et grand érudit.
Rabbi Lévi Its’hak naquit le 18 Nissan 5638 (1878), à
Podobranka, près de Homil, ville dont le Rav était son
oncle maternel, Rav Yoël ‘Haïkin. Il reçut le nom de son
grand père. Dès son plus jeune âge, il accumula
d’énormes connaissances de Torah et reçut, étant un
jeune homme, l’ordination rabbini

-que des douze plus hautes autorités de la Russie, y
compris de celles qui n’appartenaient pas au monde de
la ‘Hassidout.
Il épousa la Rabbanit ‘Hanna, fille de Rabbi Meïr
Chlomo Yanowsky, le Rav de Nikolaiev, à la veille d’un
Chabbat précédant Chavouot. Le mariage fut célébré
par le Rabbi Rachab qui, en maintes occasions,
témoigna pour lui de la plus profonde estime.
Dans un premier temps, Rabbi Lévi Its’hak vécut près
de-son beau père et se consacra à l’étude, pendant
près de dix huit heures par jour.
Puis, en 5669 (1909), à la demande du Rabbi Rachab, il
devint le Rav de Yekatrinoslav, alors qu’il était tout
juste âgé de trente et un ans. Il se consacra à cette
tâche avec toute son ardeur. On raconte en particulier
qu’il jeûnait le jour où il devait prononcer un divorce.
Un jour, en 5695 (1935), le gouvernement d’Ukraine
convoqua une réunion de Rabbanim pour obtenir, sous
la menace, qu’ils soutiennent le régime bolchevique. Le
seul à leur tenir tête fut Rabbi Lévi Its’hak et, grâce à
lui, aucun document ne fut signé.
Une autre fois, Rabbi Lévi Its’hak dut célébrer un
mariage en cachette et, pour compléter le Minyan, il
appela un cadre du parti communiste, responsable de
la surveillance du quartier. Il put le convaincre de venir
et le mariage eut effectivement lieu.
Plus tard, Rabbi Lévi Its’hak fut jugé parce qu’il
continuait ses activités rabbiniques, malgré
l’interdiction qui lui en avait été signifiée. Cet homme
vint alors témoigner pour la défense de Rabbi Lévi
Its’hak, affirmant que son comportement était
irréprochable.
Malgré les nombreuses pressions dont il faisait l’objet,
il n’acceptait de donner sa garantie qu’aux Matsot
fabriquées sans le moindre compromis avec la Hala’ha
et, en Russie, tous savaient qu’à Pessa’h, il fallait se
procurer des Matsot de Yekatrinoslav.
Rabbi Lévi Its’hak était d’une humilité hors du commun.
Grand érudit de la Hala’ha, il savait trancher les
problèmes les plus ardus et, versé dans la Kabbala, il
pouvait donner l’explication profonde de chaque chose.
Rabbi Lévi Its’hak fut arrêté le 9 Nissan 5699 (1939). Il
passa neuf mois en prison, dans des conditions
particulièrement dramatiques et, à la fin du mois de
Kislev, fut condamné à cinq ans d’exil dans la partie

Chabat le 20 AV – YORTSEIT DU PERE DU RABBI
RAV LEVI ITSHAK SCHNEERSON

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asiatique de l’Union Soviétique. Il fut envoyé àTchaïly,
dans le Kazakhstan.
Là, il se trouva être le seul Juif et, dans les conditions
les plus difficiles, continua à accomplir la Torah et les
Mitsvot sans le moindre compromis.
Grâce aux démarches des ‘Hassidim, il put quitter
Tchaïly et s’installer à Aima Atta, capitale du
Kazakhstan. Quelques ‘Hassidim se trouvaient déjà là,
qui purent l’accueillir et bénéficier de son
enseignement.
Malheureusement, il tomba très vite malade, usé par
les souffrances et devint particulièrement faible. Il
quitta ce monde le 20 Mena’hem Av 5704 (1944), peu
avant le coucher du soleil. Il fut enterré à Aima Atta.
En exil, Rabbi Lévi Its’hak rédigea les commentaires de
la Torah qui nous sont miraculeusement parvenus, car
beaucoup de manuscrits, emportés lors de la
perquisition qui accompagna son arrestation, furent
définitivement perdus. Ne possédant, dans le
Kazakhstan, ni encre ni papier, il écrivit ses explications
sur l’exemplaire du Tanya et celui du Zohar qu’il avait
pu apporter avec lui, utilisant de l’encre que fabriquait
la Rabbanit ‘Hanna, son épouse, avec des herbes, les
quelques fois qu’il lui fut permis de lui rendre visite.
Son enseignement est maintenant imprimé dans cinq
livres. Quatre constituent « Likouteï Lévi Its’hak », un
recueil de commentaires sur le Tanya, deux tomes
d’explications sur le Zohar et une interprétation de
versets de la Torah et de propos de nos Sages. Le
cinquième est « Torat Lévi Its’hak », un commentaire de
la Michna et de la Guemara. Il sut montrer
l’imbrication profonde entre les parties législative et
ésotérique de la Torah, façon de procéder que l’on
retrouve aussi chez son fils, le Rabbi Chlita.

Rabbi Lévi Its’hak et la Rabbanit ‘Hanna eurent trois
fils, Rabbi Mena’hem Mendel, le Rabbi Chlita, Rabbi
Dov Ber et Rabbi Israël Aryé Leïb. Tous trois avaient
une ardeur considérable à l’étude et une profonde
concentration.
Plus d’une fois, leur mère, devait les contraindre à
s’interrompre pour prendre leur repas. Rabbi Dov Ber
se distingua par son soucis de venir en aide à tous ceux
qui étaient dans le besoin.

  1. Pendant la guerre, il fut assassiné par les nazis, à
    Igrène, avec tous les Juifs de la ville.
    Rabbi Israël Aryé Leïb habita un certain temps à
    Leningrad et là, il fut le guide de nombreux jeunes
    ‘Hassidim. Dans les années trente, il s’installa en Erets
    Israël et se maria. Il quitta ce monde le 13 lyar 5712
    (1952) et fut enterré à Tsfat.