Contre la nuit, la lumière !

Que dire ? Que faire ? Cette double interrogation nous assaille à l’issue immédiate des fêtes. Celles-ci nous ont conduits comme dans une autre dimension, dans un espace de paix, d’unité et de bonheur. Pendant tout un mois, nous avons ainsi vécu des instants spirituels inoubliables et il est clair que nous les portons toujours en nous. Pourtant une folie meurtrière s’est brutalement emparée du monde. Partout, la détresse des hommes semble crier vers le ciel. Et, sur notre terre, en Israël, voici que, perdant tout sentiment humain, des assassins tentent de s’attaquer à quiconque passe à côté d’eux. On ne s’étendra pas ici sur la nature de leurs actes ni sur leurs motivations : qui peut valablement expliquer la barbarie ? Simplement, nous ne pouvons pas non plus assister de loin à ces événements en nous contentant d’un soupir de compassion. Ce qui se passe en Israël, si loin et si près à la fois, touche chacun.


Mais l’éloignement matériel, même s’il est très relatif en notre temps, paraît nous réduire à l’impuissance. Nous pouvons condamner, exprimer notre indignation et notre colère devant le crime ; tout cela, aussi nécessaire que cela soit, change finalement peu de choses. Alors il nous faut agir et, pour nous, une action est éternellement possible. Car l’homme s’est vu doté par son Créateur d’une puissance souveraine. Il peut, en s’attachant à Lui, multiplier la lumière dans le monde. Il peut rétablir l’équilibre dans ce combat contre les forces de la nuit. Ses actions positives, même modestes, changent la donne car elles contribuent au Bien et lui apportent ce renfort si nécessaire en notre temps.
Sachons utiliser cette puissance infinie. Un acte supplémentaire, un commandement de D.ieu accompli, c’est le monde entier qui change. C’est dès aujourd’hui que ce combat se mène. D.ieu fasse qu’il soit celui, final, qui verra l’obscurité des cœurs et des âmes disparaître à jamais car c’est la grande clarté des temps messianiques qui l’aura chassée.