(extrait des archives de la Sidra de la Semaine)
Que ressent-on lorsque les fêtes sont passées ? Comment reprend-on le chemin du monde après un mois de célébrations? Comment retrouver ses repères dans la matérialité de la vie alors que celle-ci n’a été que spiritualité pendant la période aujourd’hui écoulée ? Sans doute, ces questions affleurent, plus ou moins lancinantes, dans l’esprit de tous. Sans doute appartient-il à chacun d’y trouver sa propre réponse. Pourtant, il existe des idées indispensables qui nous éclairent la voie.


La métaphore est connue : dans les temps passés, de grandes foires régulières étaient organisées. Les commerçants s’y rendaient pour s’y approvisionner et c’était, pour eux, un rendez-vous essentiel. En effet, c’était là, et nulle part ailleurs, qu’ils pouvaient acheter ce dont ils allaient avoir besoin ensuite pendant l’année, jusqu’à la prochaine foire. Il est certainement inutile de décrire le sentiment d’urgence qui les animait. Ils achetaient tout ce qui pouvait leur paraître d’une quelconque utilité, amoncelaient les paquets sans même vraiment être conscients de ce qu’ils contenaient. Puis venait le temps du retour. Arrivés chez eux, le calme revenu, ils défaisaient leurs bagages et y rangeaient ce qu’ils avaient rapporté, sachant pouvoir le trouver quand la nécessité s’en ferait sentir.
Nous venons de vivre, de manière très similaire, une suite d’expériences spirituelles uniques : depuis la solennité de Roch Hachana et de Yom Kippour jusqu’à la confiance et l’allégresse de Souccot et de Sim’hat Torah. La période a été d’une telle richesse spirituelle que nous avons amassé plus que ce que nous imaginions. Nous voici de retour après l’effervescence. C’est le moment de “défaire nos paquets”. C’est le moment de prendre conscience que de nouvelles forces sont en nous et qu’elles nous permettront de vivre une année belle et intense, une année où le lien avec D.ieu sera d’une puissance incomparable et où ce fait seul assurera à tous le bonheur, la sérénité et la paix.
Il ne reste plus qu’à avancer sur le chemin.