Dans les premières heures du matin, Reb Moché Gourarie est soudainement monté sur la table, a sorti la lettre de sa poche, et avec des larmes qui coulaient de ses yeux, il a lu la lettre à voix haute pour que tout le monde puisse entendre.

C’était une scène absolument merveilleuse. Un ‘Hassid qui vit vraiment avec les mots de son Rabbi depuis tellement d’années après qu’ils ont été écrits, sûr que la promesse du Rabbi va se réaliser : la distance ne nous sépare pas.

« Ça c’était un véritable Farbrenguen ‘Hassidique ! »

Comme il a été mentionné plus haut, Reb Moché Gourarie a gardé cette lettre manuscrite en tant que la chose la plus précieuse qu’il ait eue durant de longues années. Quand il est arrivé chez le Rabbi pour Pessa’h, en 5724, il a décidé de l’offrir au Rabbi.

Deux ans plus tard, au Farbrenguen de  Youd Chvat 5726, le Rabbi a comparé l’état d’un ‘Hassid après la Histalkout de son Rabbi aux ‘Hassidim qui étaient restés en Russie après que le Rabbi Précédent ait été forcé de les quitter et a perdu tout contact physique. Néanmoins, le Rabbi Précédent avait promis clairement qu’il maintenait ce lien avec les ‘Hassidim peu importe les circonstances.

Aujourd’hui aussi, le Rabbi a conclu, nous pouvons s’attacher au Rabbi, de la même façon qu’il était possible de le faire avant sa Histalkout et ainsi nous pourrons recevoir toutes ses bénédictions d’En Haut, sans aucune distinction.

Un extrait de ce discours :
Quand mon beau-père, le Rabbi Précédent a quitté la Russie, il a dit- comme il était mentionné à plusieurs occasions – que c’était contre son gré. Lorsqu’il a traversé la frontière, il a ajouté : « Même s’il y a des barrières physiques qui me séparent des ‘Hassidim, il ne faut pas être intimidé. Mon lien avec eux continuera comme avant ».

Tout ceci n’est pas que d’un sens spirituel, mais aussi dans un sens matériel. Il y a plusieurs histoires connues et racontées par plusieurs personnes qui prouvent l’implication directe du Rabbi dans les activités de l’autre côté du rideau de fer.

En d’autres termes : même lorsque son âme était limitée par un corps matériel, il a pu déterminer que les barrières physiques n’étaient d’aucune pertinence. Il était capable de maintenir ce lien avec ses disciples dans les deux sens, d’une manière qui leur permettait de rester aussi attachés à lui. Tout ça, en dépit du fait que ce sont des personnes d’un niveau spirituel moins élevé, sur qui les barrières physiques ont un impact. Maintenant, juste comme ça s’est appliqué au moment où le Rabbi Précédent a dû quitter son pays contre son gré, cela s’applique aussi maintenant, après son décès, qui est aussi contre son gré, comme le dit la Michna : « contre ton gré tu vivras » .

Si on regarde un point de vue matériel, on peut penser qu’il  y a, que D. nous en préserve, une interruption dans notre attachement au Rabbi, mais la vérité est, comme la Guemara le dit : « … maintenant aussi, il continuera ainsi ».

De même que son départ d’un pays à l’autre n’a pas eu d’impact selon ce point de vue, ainsi son décès ne cause aucun changement. Et comme il est lui-même déterminé, il continuera à rester attaché avec ceux qui continuent à suivre son chemin.