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Ce qui reste inaccessible à la connaissance humaine | Habad 66 Ce qui reste inaccessible à la connaissance humaine | Habad 66

D.ieu enseigne à Moché les lois de la « Vache Rousse ».

Après quarante ans d’errance dans le désert, le Peuple juif arrive dans le désert de Tsin. Miryam quitte ce monde et le peuple, privé du puits de Miryam, réclame de l’eau. C’est alors que Moché va frapper le rocher pour qu’en jaillisse de l’eau (au lieu de lui parler comme D.ieu le lui avait ordonné). L’eau jaillit mais ni Moché ni Aharon ne pourront entrer en Terre Sainte.

Aharon meurt et lui succède alors son fils Eléazar. Le peuple parle encore une fois contre D.ieu et Moché et une épidémie frappe le Peuple juif, qui sera ensuite enrayée par un serpent d’airain brandi par Moché.

Moché mène des batailles contre les rois Si’hon et Og, conquiert leurs terres, à l’est du Jourdain.

Ce qui reste inaccessible à la connaissance humaine

Le terme ‘Houkim (pluriel de ‘Hok) se réfère aux Mitsvot dont la raison ne peut être accessible à l’intellect humain. Cependant, bien qu’appartenant à cette catégorie, les lois de la Vache Rousse s’en détachent. C’est ainsi que le Midrach cite le Roi Chlomo (à propos duquel il est dit : « Et Chlomo était plus sage que tout homme sur la surface de la terre ») en disant :

« J’ai été capable de comprendre tous les autres passages difficiles dans la Torah mais en ce qui concerne le passage de la Vache Rousse, j’ai demandé et j’ai cherché ; j’ai dit : « Je deviendrai sage », mais j’ai vu que c’était très éloigné de moi. » (Ecclésiaste 7 :23) ;

En fait, ce n’est que de Moché que le Midrach déclare : « Le Saint Béni soit-Il a dit à Moché : «A toi seul Je révélerai la raison de la Vache Rousse ».

D’une part, ces citations impliquent que les lois de la Vache Rousse ne transcendent pas totalement le domaine de l’intellect puisque Moché reçut le privilège de comprendre leur explication. Néanmoins, l’explication dépasse apparemment la compréhension ordinaire. C’est ainsi qu’elle ne put être saisie par Chlomo et Moché ne la transmit à personne.

(Nous pouvons également observer que le Pilpoul Déoraïta, c’est-à-dire le processus de raisonnement didactique par lequel est élucidée la loi orale, fut également transmis à Moché en tant que don de D.ieu. Pourtant, dans cette occurrence, Moché enseigna cette méthode à tout le Peuple juif (Nedarim 38a). Le fait qu’il n’enseignât pas les raisons de la Vache Rousse indique donc qu’il était impossible pour lui de le faire car cela représentait un niveau intellectuel inaccessible à autrui.)

En fait, l’aptitude de Moché à comprendre n’était pas le résultat de ses propres capacités de compréhension ; le Midrach déclare clairement : « C’est un ‘Hok, un décret que J’ai émis. Aucune créature n’est capable de comprendre Mes décrets ».

Comment donc Moché put-il, lui, en saisir la raison ? La raison en est qu’il lui fut attribué un don unique de D.ieu, Qui peut tout. Il peut infuser la transcendance dans des limites [comme celles d’un homme] et c’est grâce à cette omnipotence que Moché put comprendre l’explication.

Aller à la source de l’essence de la Torah

Toutefois, une question se pose : pourquoi la réponse fut-elle donnée à Moché ? Si accéder à la raison de la Vache Rousse pouvait faire progresser dans le service Divin, pourquoi D.ieu ou Moché ne la partagèrent-ils pas ?

La réponse dépend de l’éclairage qu’on donne à la nature de la Torah. La Torah forme un avec D.ieu. C’est l’expression de Sa volonté essentielle. C’est pourquoi tout comme Sa volonté est au-dessus de la compréhension intellectuelle, ainsi en va-t-il de la Torah. Cependant, D.ieu a donné la Torah à des mortels, non parce qu’Il désire leur obéissance mais parce qu’Il se soucie de leur bien-être. Il veut que l’homme développe une connexion avec Lui et pour que cette connexion pénètre la compréhension humaine, pour que Sa sagesse en fasse partie, Il a habillé la Torah dans un cadre intellectuel.

Cette dimension intellectuelle n’est, en revanche, qu’une simple extension de la Torah. L’essence de la Torah reste une Divinité transcendante et ne peut être contenue dans des limites, même des limites intellectuelles. Pour établir une relation avec cette essence, l’homme doit se connecter à la Torah avec un engagement qui dépasse la sagesse ou la logique.

Pour souligner cette dimension, il était nécessaire qu’au moins une partie de la Torah reste complètement insaisissable par l’intellect. Il s’agit du passage décrivant les lois de la Vache Rousse. Ces lois, qui transcendent notre compréhension, nous aident à apprécier que toute la Torah, dans son essence, est au-delà de notre entendement. Et cela aiguise notre sensibilité à son essence Divine.

Si la Torah toute entière avait été rationnelle, l’individu serait enclin à se reposer sur sa propre compréhension et éprouverait de la difficulté à relever un défi qui demande du Messirout Néfèch, le don de soi. En réalité, limiter notre engagement spirituel à la sphère intellectuelle irait même jusqu’à encourager notre inclination naturelle vers la matérialité. On aurait tendance à assouvir nos propres désirs, à rationnaliser notre conduite, même lorsqu’elle est déficiente. Sans un engagement illimité à la Torah, l’homme ne peut se lier à sa vérité infinie.

Ainsi, les lois de la Vache Rousse nous imprègnent-elles de la conscience de la nature illimitée de la Torah, nous poussant à nous consacrer totalement à son étude et à sa pratique. Prendre conscience de la nature Divine profonde de la Torah réveille la nature Divine profonde de notre âme et nous permet d’établir un lien absolu avec D.ieu.

Pour souligner cette contribution unique représentée par les lois de la Vache rousse, la Torah s’y réfère comme à ‘Houkat haTorah (« le décret de la Torah »), plutôt qu’à ‘Houkat haPara (« le décret de la vache [Rousse] ». L’utilisation de cette première expression met l’accent sur l’idée que notre lien avec toute la Torah dépend d’un engagement qui transcende l’intellect.

A l’Ère de la Rédemption, le Machia’h offrira la dixième Vache Rousse, purifiant d’abord les Cohanim, les prêtres, puis la nation entière. Nous entamerons alors notre service Divin à une époque où la purification du contact avec la mort, rendue possible par la cérémonie de la Vache Rousse, ne sera plus nécessaire. Car « Il avalera la mort, pour l’éternité »et la Divinité, source de toute vie, sera ouvertement révélée tout au long de l’existence.