http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fwww.y-mailliet-le-penven.net%2F0_0_0_0_335_219_csupload_19776685.jpg%253Fu%253D2811654436&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.y-mailliet-le-penven.net%2FCHAVOUOT.html&h=219&w=335&tbnid=-PWacGdAQVNFlM%3A&zoom=1&q=chavouot&docid=tpc9JftrBdZ0DM&ei=3EFeVfaIJ8z0UpWugZAC&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=1949&page=2&start=13&ndsp=18&ved=0CFoQrQMwEwOn lit toujours la Paracha Bamidbar avant Chavouot, la fête du Don de la Torah. L’une des raisons en est qu’ainsi l’on interpose une Paracha de la Torah entre les remontrances rencontrées dans Be’houkotaï et le Don de la Torah.

Une explication indique que les sujets discutés dans Bamidbar sont en relation directe avec les préparatifs à accomplir pour recevoir la Torah.

Le sujet principal de Bamidbar est le recensement entrepris durant la seconde année de notre séjour dans le désert. Cet événement fut si important que le quatrième Livre de la Torah s’appelle le «Livre du recensement».

Le Midrach explique que D.ieu ordonna aux Juifs d’être recensés car ils Lui sont importants : «ils sont comparables à un tas de blé. Tout comme le blé est compté avant d’être préservé dans un silo, ainsi D.ieu commande également que le Peuple Juif soit souvent compté».

Il nous faut mieux comprendre le Midrach. Un homme compte son blé pour savoir exactement combien il en possède. Mais D.ieu connaît très certainement le nombre des Juifs sans qu’il soit besoin de les recenser. Pourquoi demande-t-Il donc que cela soit effectué ?

Le Chaloh explique que l’acte de compter les Juifs lui-même leur donnait de l’importance et révélait leurs qualités. Il faisait d’eux «un objet de compte» et la loi veut qu’ «un objet de compte ne soit jamais annulé».

Mais cela demande aussi à être expliqué. La raison de la loi que l’on vient de citer indique que compter des objets individuellement souligne leur importance particulière, aussi ne peuvent-ils être annulés. Ainsi, ce n’est pas le compte lui-même qui empêche l’objet d’être annulé. Le compte sert simplement à indiquer qu’il est véritablement important.

Puisque le peuple juif mérite d’être recensé, étant intrinsèquement «un objet de compte», il s’ensuit donc que même s’il n’avait pas été soumis à ce dénombrement, son importance aurait perduré. Pourquoi donc la nécessité de ce recensement ?

Le but du Don de la Torah était de lier le spirituel au matériel. Les commandements accomplis jusqu’alors ne sanctifiaient pas les objets matériels avec lesquels on les accomplissait. Le Don de la Torah permit au peuple juif de raffiner le monde matériel lui-même par l’accomplissement des mitsvot.

Puisque leur service, après Matan Torah, sanctifia le monde, il fallait que les qualités des Juifs soient révélées de telle manière que le monde en soit conscient.

Si l’importance du peuple juif, révélée par leur recensement, s’était cantonnée à l’état de spiritualité, il aurait malgré tout conservé son importance et n’aurait pu être annihilé. Mais sa force serait restée limitée au service de D.ieu, dans Sa relation personnelle avec lui. Elle n’aurait pu affecter le monde lui-même.

Il était ainsi nécessaire que les Juifs soient effectivement comptés et donc clairement perçus par le monde matériel. Ils pouvaient dès lors exercer un véritable impact spirituel sur le monde en tant qu’entité.

Cela explique également le lien entre la Paracha Bamidbar et le Don de la Torah.

Parce qu’ils furent effectivement comptés, et leur importance ainsi révélée de manière tangible, les Juifs furent à leur tour aptes à sanctifier le monde entier par leur étude de la Torah et l’accomplissement de ses préceptes, transformant le monde en résidence pour D.ieu, ce qui constitue le but ultime du Don de la Torah.

Basé sur Likouté Si’hot, Vol. IV, pp. 1019-1020…