Dans les générations précédentes, il y avait plusieurs façons de commencer à s’imprégner de l’étude de la Torah. Certains préconisaient de se plonger directement dans l’étude du Talmud afin d’obtenir les bases du raisonnement permettant de mieux comprendre les décisionnaires ultérieurs. D’autres estimaient qu’il fallait aussi donner les bases du Moussar (l’éthique, les principes de vie et de conduite morale) ainsi que la ‘Hassidout pour renforcer la crainte de D.ieu et savoir comment se préserver des tentations du monde.

Il y eut des périodes où même l’étude du Moussar était mal considérée dans certaines Yechivot « lituaniennes » sous prétexte que l’étude du Talmud en soi suffisait à protéger des mauvaises influences. Mais au fil des années, chacun comprit qu’il était nécessaire de parler de l’amélioration du caractère.

Il y a deux cents ans, certains s’opposaient aussi à l’enseignement de la ‘Hassidout dépeint comme une nouveauté mais l’expérience a prouvé que ces craintes étaient sans fondement et qu’au contraire, l’enseignement de la ‘Hassidout renforçait l’observance des Mitsvot et était donc nécessaire.

De nos jours, alors que les défis extérieurs sont énormes, il convient que les débutants, tout en étudiant la Michna, la Guemara etc. s’initient tout de suite à la ‘Hassidout : celle-ci renforce leur croyance et leur confiance en D.ieu, leur permet de comprendre Sa grandeur, insuffle de la vitalité dans l’étude de la Torah et l’accomplissement des Mitsvot et donne les forces d’affronter les épreuves de la vie.

(d’après Rav Yossef Ginsburgh – Si’hat Hachavoua N° 1770)