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Habad 66 http://www.habad66.com Loubavitch Pyré-Terranée Tue, 24 Aug 2021 08:49:13 +0000 fr-FR hourly 1 Le pardon http://www.habad66.com/le-pardon/ http://www.habad66.com/le-pardon/#comments Tue, 24 Aug 2021 08:49:10 +0000 http://www.habad66.com/?p=4386
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Préparons nous! http://www.habad66.com/preparons-nous/ http://www.habad66.com/preparons-nous/#comments Tue, 24 Aug 2021 08:44:43 +0000 http://www.habad66.com/?p=4383 A partir du 1er jour de Roch ‘Hodech Elloul (cette année dimanche 8 août 2021) on ajoute après la prière du matin et de l’après-midi le Psaume 27, et ce jusqu’à Hochaana Rabba (cette année lundi 27 septembre 2021) inclus.

Le Baal Chem Tov a instauré la coutume de dire chaque jour du mois d’Elloul – cette année, à partir du lundi 9 août 2021 – 3 Tehilim (Psaumes), et ce, jusqu’à la veille de Yom Kippour. Puis le jour de Kippour, on en dit 9 avant la prière de Kol Nidré, 9 avant de dormir, 9 après la prière de Moussaf et 9 à la fin de Kippour, de façon à terminer les 150 Psaumes.

A partir du second jour de Roch ‘Hodech Elloul (cette année lundi 9 août 2021), on sonne chaque jour du Choffar, excepté Chabbat et la veille de Roch Hachana.

Dans les communautés Habad et Achkenas on commence la récitations des Seli’hoth ce Samedi soir. Pour les Communautés Sefarades et 2douth hamizra’h, c’est le cas depuis le 2 Eloul.

Dans un discours ‘hassidique, Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi explique que, durant tout le mois d’Elloul, « le Roi est dans les champs », c’est-à-dire que D.ieu est encore plus proche de chacun d’entre nous, accueille chacun avec un visage bienveillant et nous pouvons tout Lui demander. C’est pourquoi il est plus facile d’opérer un retour sincère à D.ieu en augmentant les dons à la Tsedaka (charité) et la ferveur dans la prière.

On a l’habitude de faire vérifier par un Sofer (scribe) expérimenté les Mezouzot et les Téfilines.

On écrit à ses amis et connaissances pour leur souhaiter d’être inscrits et scellés pour une bonne et douce année.

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« chaque jour doit paraître devant toi comme si… tu entrais dans une alliance… » http://www.habad66.com/chaque-jour-doit-paraitre-devant-toi-comme-si-tu-entrais-dans-une-alliance/ http://www.habad66.com/chaque-jour-doit-paraitre-devant-toi-comme-si-tu-entrais-dans-une-alliance/#comments Tue, 24 Aug 2021 08:40:49 +0000 http://www.habad66.com/?p=4381 Moché instruit les Enfants d’Israël d’apporter au Saint Temple, une fois qu’ils se seront installés en Israël, les Bikourim, prémisses des fruits, pour déclarer ainsi leur gratitude à l’égard de D.ieu.

On lit également dans la Paracha les lois de la dîme donnée aux Lévites et aux pauvres.

Moché rappelle au peuple qu’il est « le Peuple Élu » de D.ieu et que lui a choisi D.ieu.

Après avoir énoncé les bénédictions que D.ieu enverra au peuple quand ils suivront les lois de la Torah, la dernière partie de la Paracha consiste en une To’ha’ha (« Réprimande »), le récit de ce qui arriverait si les Juifs en venaient à abandonner les Commandements.

En conclusion, Moché déclare que maintenant seulement, après quarante ans depuis leur naissance en tant que peuple, les Juifs ont atteint « un cœur pour savoir, des yeux pour voir et des oreilles pour entendre ».

A propos d’un verset de notre Paracha : « Aujourd’hui vous êtes devenus une nation pour l’Éternel votre D.ieu » (Devarim 27 : 9), Rachi commente :

« Aujourd’hui, vous êtes devenus une nation : chaque jour doit paraître à tes yeux comme si en ce jour, tu entrais dans une alliance avec Lui. »

Rachi est célèbre pour son choix de termes très minutieux. Nous sommes donc perplexes devant l’ajout de l’expression : « à tes yeux ». Le verset fait référence à l’alliance établie à Sinaï, et l’alliance conclue par Moché à ce moment.

L’engagement au respect d’une alliance s’applique à tous les membres du corps : les oreilles pour entendre la Torah, les mains pour accomplir les Mitsvot, les pieds pour courir faire des actes de bienfaisance, etc. Pourquoi donc Rachi met-il l’emphase sur notre sens de la vision par les mots : « à tes yeux » ? Il aurait été plus logique de dire : « chaque jour doit paraître devant toi comme si… tu entrais dans une alliance… »

Faisons un petit détour par le Talmud et voyons comment la Guemara se saisit de ce verset. Dans le traité Bera’hot, nous lisons : « Aujourd’hui vous êtes devenus une nation : Était-ce donc en ce jour que la Torah a été donnée au Peuple juif ? Ce jour n’était-il pas celui de la fin des quarante années d’errance dans le désert ? Cela vient toutefois t’enseigner que la Torah est chérie chaque jour par ceux qui l’étudient comme elle le fut le jour où elle fut donnée au Mont Sinaï (Bera’hot 63b). »

Pourquoi Rachi n’a-t-il pas expliqué le verset de la même manière que la Guemara ? Dire que « la Torah est chérie… comme au jour où elle a été donnée » aurait constitué une explication idéale de ce verset. Pourquoi dire « à tes yeux » ?

Il nous faut remarquer que ce n’est pas la première fois que Rachi utilise cette phraséologie. Plus tôt, dans cette même Paracha, à propos du verset « Aujourd’hui l’Éternel ton D.ieu t’ordonne… » (26 :16), Rachi offre le commentaire suivant :

« Chaque jour ils doivent paraître nouveaux à tes yeux comme si ce même jour tu en avais reçu le commandement. »

Et encore une fois, dans Vaét’hanane, commentant le verset : « Ces paroles Je te les ordonne en ce jour » (6 :6), Rachi avait précisé :

« Qu’ils ne soient pas à tes yeux comme une ordonnance ancienne à qui personne ne prête attention mais comme une récente pour laquelle chacun s’empresse. »

Il est donc clair que nous sommes interpelés par le fait que Rachi répète l’expression « à tes yeux », à trois reprises. Quel en est donc le sens ?

Quand l’élève de cinq ans, étudiant le ‘Houmach, lit le conseil de Rachi selon lequel la Torah doit être « fraîche et nouvelle » chaque jour, il se demande : « Comment peut-on exiger cela ? Cela va contre la nature d’une personne. » En temps normal, on ne peut comparer l’enthousiasme que l’on a pour quelque chose de neuf, pour sa préciosité, avec celui qu’on éprouve après une longue période de temps.

On peut en donner un exemple simple en observant l’excitation ressentie par un enfant devant un nouveau jouet, un aliment délicieux ou une friandise qu’il n’a jamais goûtés. Mais l’excitation et l’enthousiasme s’envoleront dès qu’il y sera habitué !

Rachi anticipant cet argumentaire présente un exemple emprunté à la vie réelle, à l’expérience quotidienne de chacun, pour servir d’analogie et nous permettre de comprendre comment quelque chose que l’on accomplit de façon répétitive peut néanmoins conserver toute sa saveur, la première fois comme la énième. Quel est ce phénomène commun ? La vue !

Quand vous regardez quelque chose, vous voyez l’objet qui se trouve dans votre champ de vision, instantanément et dans sa totalité. C’est une vision globalisante. Chaque fois que vous regardez le même objet ou la même scène et que vos yeux embrasent le même champ de vision, vous voyez la même chose. La première vision et la millième vous présentent la même image instantanée.

Entendre est différent. Le détail des sons prend du temps à se transmettre. Ainsi, lorsque vous entendez la même suite de sons pour la seconde fois, à chaque instant qui passe, vous vous souvenez de ce qui doit venir par la suite.

La conséquence en est que l’expérience de l’écoute est différente chaque fois.

Le petit élève de cinq ans qui étudie le ‘Houmach a demandé à juste titre comment l’enthousiasme pour la Torah peut être le même, jour après jour. Ce n’est pas naturel !

Rachi explique patiemment : ce n’est pas facile à accomplir mais cela peut et doit l’être et je vais suggérer une analogie pour vous aider à voir que c’est possible.

Prenez l’exemple de la vision. Chaque fois que vous regardez, vous voyez une scène entière tout comme vous l’avez fait lors de la première fois. De la même façon, la Torah peut être tout autant enthousiasmante, rafraîchissante et nouvelle, aujourd’hui, que le jour où elle a été donnée pour la première fois au Peuple juif, il y a des milliers d’années, sur le Mont Sinaï.

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Le grand retour http://www.habad66.com/le-grand-retour/ http://www.habad66.com/le-grand-retour/#comments Tue, 24 Aug 2021 08:39:27 +0000 http://www.habad66.com/?p=4379 Nous avons vécu l’aller, le temps des départs et de cette étrange liberté retrouvée que l’on appelle les vacances. Il nous faut donc vivre à présent cette période non moins bouleversante qui est celle du retour. On dénomme cela « la rentrée » et ce seul nom a déjà valeur de programme. Dans l’esprit commun, il s’agit de recommencer, reprendre le fil là où il avait été interrompu. Pourtant, cette année, la rentrée revêt un caractère particulier ; et il faut s’en souvenir car peut-être est-ce toute notre année qui en dépend.

De fait, alors que le quotidien réclame sa place, le dernier mois du calendrier juif a bel et bien, et largement, commencé. Il s’appelle Elloul. Il est le prélude aux grandes fêtes de Tichri, à Roch Hachana et à Yom Kippour. Plus encore il en est l’indispensable préparation. Il est aussi – et justement – le mois du retour. Bien sûr, le sens du mot est ici bien différent de celui que la société lui assigne, bien éloigné aussi de la notion même de vacances. C’est du retour à soi, à ce que l’on est vraiment, sa source et sa racine et finalement de retour à D.ieu qu’il s’agit.

C’est alors que nous pouvons éprouver une sensation très réelle de décalage. Le monde alentour ne parle que de retour au rythme habituel alors que nous attendons et préparons le moment du passage sur un autre plan avec les rendez-vous spirituels qui arrivent, à présent si proches. Le monde n’envisage que la poursuite des mêmes objectifs alors que nous regardons en nous-mêmes pour affiner ce que nous sommes, poser des jalons pour un progrès profond et faire du monde un lieu d’harmonie. Quel Elloul voulons-nous donc vivre, et pour quel Tichri ? Faudrait-il faire abstraction du monde qui gronde ? Ce ne serait pas une attitude juive. Faudrait-il oublier notre calendrier de l’âme ? Ce le serait encore moins.

Chacun a l’obligation ardente d’aller à la rencontre d’Elloul, précisément au moment où la vie quotidienne invite à l’oublier, et sans négliger les impératifs de cette dernière. Impossible dira-t-on ? Mais c’est d’Elloul qu’il est question, le mois où le Ciel et la terre sont si proches.

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Le moment de renaître http://www.habad66.com/le-moment-de-renaitre/ http://www.habad66.com/le-moment-de-renaitre/#comments Sun, 27 Jun 2021 21:42:55 +0000 http://www.habad66.com/?p=4376 Trois semaines. Cela peut paraître bien court et pourtant il n’y a peut-être pas de période dont le déroulement semble aussi long que celle-ci. C’est qu’il s’agit de ces trois semaines-là qui s’écoulent entre le 17 Tamouz, jour de la première brèche dans la muraille de Jérusalem, et le 9 Av, jour où le premier et le second Temple furent détruits – le même jour à des siècles de distance. Trois semaines comme des jours lugubres entre les limites d’un drame unique : l’exil de la Présence Divine, l’exil du peuple juif. Trois semaines sans fêtes, chargées de marques de deuil. Faut-il pourtant s’arrêter là ? Certes, la ritualisation des tragédies spirituelles et historiques est une des caractéristiques du peuple juif, à la fois cause et conséquence de sa longue mémoire, fidélité au passé et gage d’avenir. Mais le seul souvenir du malheur n’est jamais une solution. Il ne doit être que l’élément déclencheur qui permettra de le dépasser pour toujours. Que faut-il donc faire de ce temps ?

L’histoire comme les textes nous disent qu’il est celui de la destruction. A cela, il n’existe qu’un seul remède : construire. Mais, dira-t-on, c’est de la destruction du Temple de Jérusalem qu’il s’agit et, si nous espérons tous que le troisième Temple se dresse sans attendre sur sa colline au cœur de la Ville Sainte dans l’harmonie des nations et des peuples, force est hélas de constater que, pour l’instant, ce n’est pas le cas. Mais le peuple juif sait depuis bien longtemps que le livre et l’esprit sont plus puissants que l’épée. Sa propre existence l’a prouvé : les grands empires, conquérants du monde, ont disparu tandis que lui déroule toujours le fil de son histoire. C’est donc d’étude qu’il est question.

Etudier la structure du Temple dans le texte de la Michna Midot, dans les « Lois de la Maison d’élection » dans le Michné Torah de Maïmonide, deux textes qui existent en traduction française. Les étudier et les connaître comme si l’on était les bâtisseurs du Temple, c’est déjà le construire. En connaître les chemins, c’est déjà le parcourir. Voici donc un enjeu pour la période : faire d’un temps de drame un espace de découverte. Le renouveau est toujours au bout de l’effort. Ici, c’est de renaissance qu’il s’agit.

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Zèle de Pin’has http://www.habad66.com/zele-de-pinhas/ http://www.habad66.com/zele-de-pinhas/#comments Sat, 26 Jun 2021 22:40:23 +0000 http://www.habad66.com/?p=4363 Le petit-fils d’Aharon, Pin’has, est récompensé de son acte zélé par lequel il a tué le prince Zimri, de la tribu de Chimon, et la princesse de Midian avec laquelle ce dernier avait gravement fauté. D.ieu lui accorde une alliance de paix et la prêtrise.

Un recensement du peuple dénombre 601 730 hommes de vingt à soixante ans.

Moché reçoit les instructions concernant le partage de la terre entre les tribus et les familles d’Israël, sous forme de tirage au sort.

Les cinq filles de Tsélof’had organisent une requête où elles demandent à Moché le droit d’hériter de la terre de leur père, mort sans laisser de fils. D.ieu accepte leur demande et l’incorpore dans les lois d’héritage.

Moché habilite Yehochoua pour lui succéder et mener le peuple vers la Terre d’Israël.

La Paracha se conclut avec une liste détaillée des offrandes quotidiennes et des offrandes additionnelles apportées le Chabbat, Roch ‘Hodech (le premier jour du mois) et lors des fêtes de Pessa’h, Chavouot, Roch Hachana, Yom Kippour, Soukot et Chemini Atsérèt.

Une erreur de jugement

La Paracha Pin’has commence par la déclaration de D.ieu à Moché : « Pin’has, fils d’Élazar, fils d’Aharon le Prêtre, a détourné Mon courroux contre les Enfants d’Israël quand il a manifesté de la colère, à leur encontre, en Mon nom… » (Bamidbar : 25 :10)

Pin’has détourna le courroux divin en tuant Zimri qui agissait de façon immorale.

Rachi explique que ce verset retrace la lignée de Pin’has jusqu’à Aharon, celui qui aimait la paix, parce que les tribus affirmaient que l’acte de Pin’has découlait de la personnalité de son grand-père (du côté maternel) qui engraissait le bétail devant être sacrifié aux idoles. En discréditant Pin’has, les tribus tentaient de sauver l’honneur du Peuple juif et de Moché, car seul Pin’has avait fait preuve de zèle à cette occasion.

Ils prétendaient donc que le geste de Pin’has n’était pas motivé par un zèle sincère pour l’amour de D.ieu mais qu’il se justifiait par le fait que son ascendance remontait à quelqu’un qui avait engraissé des veaux dans le seul but de les abattre.

C’est donc la raison pour laquelle la Torah retrace sa lignée jusqu’à Aharon, nous informant que les tendances profondes de Pin’has faisaient écho à celles de son grand-père Aharon, adepte de la paix. S’il avait tué Zimri, c’est qu’il était mû par la colère et le zèle pour honorer D.ieu.

Nous pouvons dégager de cet épisode un certain nombre de leçons nous concernant.

Lorsqu’on est témoin d’actes positifs accomplis par une personne dont nous savons pertinemment qu’elle a des motifs ultérieurs, nous ne devons pas dévaloriser ses gestes.

Quand bien même il serait vrai que la personne agit pour une raison égocentrique, s’impose néanmoins la loi : « Il doit toujours s’occuper de Torah et de Mitsvot, même si ce n’est pas avec l’intention la plus pure, car cela finira par le conduire [à les accomplir] avec les plus pures des intentions » (Pessa’him 50b).

Cela va encore plus loin. Prendre à la légère les bonnes actions d’une personne présente le risque de l’affecter négativement. Elle peut en arriver à interrompre son étude de la Torah ou l’accomplissement de bienfaits. Il est donc bien préférable d’encourager un tel individu et de le pousser à agir avec de pures intentions.

Mais ce qui est encore plus important est que nous ne pouvons jamais réellement savoir ce qui se cache dans le cœur d’un homme. Bien que les tribus aient semblé posséder de larges preuves du fait que l’acte de Pin’has était né d’autre chose que d’une motivation saine, le Tout Puissant Qui « voit dans le cœur » fit savoir que l’action de Pin’has n’était motivée que par son empressement à l’égard de D.ieu.

L’on peut également aborder une autre perspective. Lorsqu’on dénigre autrui, prétendant qu’il se comporte bien parce qu’il a des arrière-pensées, l’on peut se fourvoyer soi-même. Celui qui fait ce reproche peut très bien faire l’erreur de penser que sa critique naît d’une attitude sainte. Il peut se dire à lui-même que puisqu’il est si humble, il ne peut supporter de voir quelqu’un d’autre agir de manière hautaine. Ainsi, lorsqu’il voit quelqu’un étudier la Torah avec un grand enthousiasme ou accomplir une Mitsva d’une manière admirable, actes que, lui, attribue à de l’égocentrisme, il est incapable de tolérer un tel comportement.

La vérité est, en fait, que de telles attitudes critiques ne naissent pas d’un sens profond d’humilité mais bien au contraire d’une arrogance certaine.

Il est possible que ce qui dérange en réalité le détracteur est le fait que l’autre possède une qualité raffinée dont lui-même est privé. Il en est donc jaloux. S’il était entièrement honnête avec lui-même, il prendrait des leçons du comportement d’autrui. Mais puisque son propre orgueil se combine avec une certaine nonchalance, il tente de désavouer le comportement de l’autre plutôt que de l’imiter.

La leçon à en tirer est la suivante : il faut toujours juger l’autre favorablement et tirer un enseignement de ses bonnes actions.

Le lien entre un zèle vengeur et la paix

Un dirigeant juif se doit, d’une part, d’être zélé et de combattre avec véhémence ceux qui menacent la pérennité de la Torah ou tentent de dégrader ou de démoraliser le Peuple juif.

Mais par ailleurs, quand cela est nécessaire, il doit être « celui qui aime la paix et recherche la paix » et fait tout ce qu’il peut pour promouvoir l’harmonie et l’unité.

Un dirigeant juif doit présenter ces deux traits de caractère antithétiques et les exercer quand cela est nécessaire.

En conséquence, quand D.ieu fut témoin que Pin’has excellait dans la « kanaout », « le zèle vengeur » et agissait avec empressement pour détruire le peuple qui tentait de faire pénétrer l’immoralité au sein du Peuple juif, Il dit : « Je lui donnerai ‘Briti Chalom’Mon alliance de Paix, c’est-à-dire que Je le bénirai de l’aptitude à faire régner la paix, et ainsi, il sera un dirigeant juif accompli. »

Selon nos Sages, Pin’has était le prophète Eliahou. Quel est le lien entre ces deux personnages ?

Eliahou fut l’un des zélotes extraordinaires de l’histoire. Il protesta avec véhémence contre les faux prophètes de Baal et leur lança le défi d’une confrontation au Mont Carmel. Après avoir prouvé avec succès leur malhonnêteté, il les abattit (Rois I, 18). Mais par ailleurs, la dernière Michna du traité Edouyot dit que l’un des rôles d’Eliahou, quand il viendra annoncer la révélation du Machia’h, sera de « faire la paix dans le monde » et de réunir le Peuple juif. Aussi, en recevant la bénédiction divine de la paix, Pin’has incorpora-t-il les deux traits de caractères contrastés dont fera preuve le grand prophète Eliahou.

Avant qu’Eliahou ne monte au ciel dans un chariot de feu, son fidèle disciple et successeur Elicha lui demanda : « Que ma force de prophétie soit le double de la tienne » (Rois II, 2 :9). Une telle adresse émanant d’un élève à son maître n’est-elle pas empreinte d’audace ?

Elicha avait pris conscience qu’il devrait succéder à son Maître bien-aimé, en tant que prophète et dirigeant du Peuple juif. Il avait une admiration éperdue pour les doubles traits de caractère de son maître Eliahou et réalisa que c’était une qualité indispensable pour un dirigeant. C’est ainsi, qu’avec l’humilité la plus profonde, il supplia son maître de le bénir pour que « le double esprit », c’est-à-dire l’aptitude d’être à la fois zélé et pacificateur dont il était l’exemple parfait, réside également sur lui.

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LE 17 Tamouz http://www.habad66.com/le-17-tamouz/ http://www.habad66.com/le-17-tamouz/#comments Sat, 26 Jun 2021 22:38:08 +0000 http://www.habad66.com/?p=4360 Très bref rappel historique

Le 17 Tamouz est une date très triste dans notre calendrier. Il aurait dû, au contraire, être un jour de grande allégresse. Ce jour-là, Moshé Rabbénou est redescendu du Mont Sinaï. Il y était monté le lendemain du Don de la Torah, juste après Shavouoth et y était demeuré durant 40 jours. Il portait alors les Tables de la Loi que Hashem Lui a transmises pour l’ensemble d’Israël. 

Que s’est-il passé ?

. Moshé Rabbénou aurait eu quelques heures de retard quant au moment de son retour prévu du haut du Mont Sinaï,

. Il en est résulté une remise en cause de la parole donnée, donc un manque de Émouna, de confiance et de foi en la prophétie de Moshé Rabbénou,

. Associé à un jeu de rôle : le Satan a fait croire en la mort de Moshé Rabbénou, en faisant apparaître son cercueil planant dans le ciel.

. Associé à l’influence du Erev Rav, constitué de tous ceux qui, étrangers aux Hébreux, se sont ajoutés au Peuple d’Israël au moment de la sortie d’Egypte. Le vide que constituait « le retard  et l’absence » de Moshé Rabbénou leur était insupportable et impossible à vivre,

. Associé à un besoin de briser les barrières de la retenue et de la décence,

Tout cela a conduit à un immense désarroi.

Un veau d’or a été façonné et une partie du Peuple y a reporté la vénération qu’il portait envers Hashem, comme si le veau d’or était dès lors le lien qui les rattachait à Hashem.

Le spectacle du veau d’or et son culte par une partie du Peuple étaient intolérables. Le Peuple n’était donc pas encore en mesure de recevoir les Tables de la Torah, façonnées et écrites par Hashem. Moshé Rabbénou les a donc brisées. C’était le 17 Tamouz.

Le 17 Tamouz, quelques siècles plus tard, une brèche fut percée dans la muraille qui protégeait Yeroushalayim. (En fait le 9 Tamouz pour le 1er Temple et le 17 pour le second Temple, mais les Rabbanim n’ont retenu que la date du 17 Tamouz, représentant les deux événements, pour que le jeûne soit supportable pour le Peuple). Les assaillants purent pénétrer la ville sainte, la conquérir et la détruire le 9 Av. Puis ce fut l’exil du Peuple d’Israël. En fait les exils, puisque les 1er et 2nd Temple furent hélas détruits, tous les deux le 9 et 10 Av.

Le 1er Temple fut détruit en réponse aux fautes de meurtre, d’idolâtrie et d’inceste, hélas en pratique parmi les Beneï Israël. Tandis que le 2nd Temple fut détruit du fait de la haine gratuite qui régnait au sein du Peuple.

D’autres événements eurent encore lieu le 17 Tamouz :

Les Beneï Israël ont également été empêchés d’offrir au Temple le sacrifice du Tamid, un agneau le matin et un second en fin d’après-midi.

L’empereur Romain Apoustémous a brûlé un Séfer Torah.

Le Roi Menashé a introduit une idole dans le Temple.

De tels événements sont si dramatiques que nos décisionnaires ont imposé au Peuple de jeûner le 17 Tamouz.

Le jeûne tient lieu ici d’affliction et de contrition. C’est une privation de bien être pour implorer le pardon des fautes commises par nos Pères et par nous-mêmes. C’est aussi un moment très fort pour nous amender et faire Teshouva.

Que ce jeûne ne vous soit pas pénible à supporter ! Son accomplissement devrait nous libérer d’un grand poids, nous renforcer et aussi nous rapprocher de la venue prochaine de Mashia’h ! Nous serons alors protégés de tous les maux. L’épidémie qui sévit encore disparaîtra et tous les malades guériront. Plus encore, avec la résurrection des morts, nous pourrons retrouver nos très chers disparus. 

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Message d’une importance primordiale http://www.habad66.com/message-dune-importance-primordiale/ Tue, 22 Jun 2021 06:09:44 +0000 http://www.habad66.com/?p=4358
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Lever la main sur autrui ? jamais! http://www.habad66.com/lever-la-main-sur-autrui-jamais/ Tue, 22 Jun 2021 06:06:38 +0000 http://www.habad66.com/?p=4355 Le Rambam (Maïmonide) écrit : « Celui qui frappe un Juif ‘cachère’ (honnête), que ce soit un enfant ou un adulte, un homme ou une femme, de façon belliqueuse, transgresse un commandement négatif… Même lever la main sur autrui est interdit ».

Dans la Torah, il est écrit que Moché (Moïse) aperçut un Juif frappant un autre Juif et « demanda au méchant : Pourquoi frappes-tu ton prochain ? ». Il n’est pas écrit : « Pourquoi as-t-u frappé ? ». De là, les Sages déduisent que celui qui lève la main sur son prochain – même s’il ne le frappe pas effectivement – est appelé « méchant ». Selon la Hala’ha, une telle personne ne peut pas servir de témoin pour les documents rabbiniques (contrats, mariages etc.). Selon Rachi, même la menace de lever la main est déjà considérée comme une faute. Selon le Séfer Ha’hinou’h, même un sous-entendu dans ce sens suffit à disqualifier la personne.

Rabbi Chnéour Zalman et d’autres décisionnaires estiment qu’un homme coupable de cette faute ne peut pas être compté dans un Minyan (dix hommes nécessaires pour la prière en public) tant qu’il ne s’est pas engagé à ne plus recommencer.

La violence est l’apanage d’Esaü et non de Yaakov.

Il arrive parfois que des paroles soient aussi douloureuses que des coups, que ce soit des paroles directes, de la médisance ou de la moquerie. C’est pourquoi il est nécessaire, avant de parler à quelqu’un ou à propos de quelqu’un, de réfléchir aux dégâts éventuels que l’on risque de causer et il est donc préférable parler de façon positive.

(d’après Rav Yossef Ginsburgh – Si’hat Hachavoua N° 1724)

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Protéger en toute circonstance http://www.habad66.com/proteger-en-toute-circonstance/ http://www.habad66.com/proteger-en-toute-circonstance/#comments Tue, 22 Jun 2021 06:04:53 +0000 http://www.habad66.com/?p=4352 Balak, roi de Moav, engage le prophète Bilaam pour maudire le Peuple juif. Incapable d’y parvenir, ce sont des paroles de bénédictions qui sortent de sa bouche ainsi que la prédiction de la venue de Machia’h.

Le peuple faute avec les filles de Moav qui le poussent à pratiquer l’idolâtrie. L’un des princes de tribu conduit publiquement une princesse Midianite dans sa tente. Pin’has les tue alors tous les deux, ce qui met immédiatement fin à la plaie qui s’était abattue sur le peuple.

Deux formes de confiance

Selon la Loi juive, la lecture hebdomadaire de la Haftara, tirée des Prophètes, se doit d’être « dans l’esprit de la section de la Torah » (la Paracha). La relation entre la Paracha Balak et sa Haftara paraît évidente. En effet, la Haftara relate que D.ieu dit au Peuple juif : « Ma nation, souviens-toi de ce que Balak, roi de Moav, a manigancé et de ce que Bilaam, fils de Beor, lui a répondu ; des événements de Chittim… » (Mi’hah 4 :6). Il s’agit bien d’une référence claire à Balak.

Et pourtant, la Haftara ne devrait pas être liée à la Paracha que par un verset spécifique mais par son contenu général. Et cela, d’autant plus que la lecture de la Haftara est née quand les nations étrangères ont décrété l’interdiction pour le Peuple juif de lire la Torah elle-même.

Puisque le contenu de chaque partie de la Torah existe en allusion par la manière dont elle commence, cela revient à dire qu’il existe une connexion entre le commencement de la Haftara et le contenu général de la Paracha Balak.

La Haftara commence par le verset : « Alors, le vestige de Yaakov se trouvera au sein de nombreux peuples… ils [n’auront pas besoin de] mettre leur confiance en l’homme, ni de compter sur les fils des hommes. » Ces mots évoquent le tout début de la Rédemption et non de l’époque où l’Ère de Machia’h sera fermement établie.

Cela peut se déduire du fait que la Haftara poursuit en statuant qu’alors, il y aura encore des guerres avec les nations et, pire encore, le mal existera encore chez les Juifs eux-mêmes.

La Paracha Balak parle d’une période, juste avant la première entrée du Peuple juif en Érets Israël, qui sera similaire à l’Ère de la Rédemption.

Comme cela est mentionné au début de la Paracha, la préparation à la Rédemption implique qu’ « ils [n’auront pas besoin de] mettre leur confiance en l’homme, ni de compter sur les fils des hommes. » Bien que cette situation précède la Rédemption complète, il ne sera alors pas nécessaire de se reposer sur les hommes, quand bien même une telle dépendance serait normalement acceptable.

Car le verset nous dit : « D.ieu vous bénira dans tout ce que vous ferez », ce que nos Sages interprètent comme signifiant qu’il revient à l’homme de faire un réceptacle pour la Bénédiction divine, en utilisant des moyens naturels : « l’on ne doit pas se reposer sur un miracle. »

Puisque dans le cours normal des événements, nous pouvons compter sur l’assistance d’autrui, c’est donc que cela est permis. Cependant, à cette époque, cette forme de confiance à autrui ne sera pas nécessaire.

L’intention ultime de D.ieu n’est pas d’invalider une conduite naturelle mais de la purifier et de l’élever jusqu’à ce qu’il devienne évident pour tous que la nature est également unifiée à Lui. Nous comprenons donc que cela ne signifie pas qu’alors l’homme ne dépendra pas des autres hommes mais plutôt que nous ne verrons que l’assistance de D.ieu, même dans une conduite naturelle.

En effet, « dans tout ce que vous ferez » peut être compris de deux manières :

Dans une première approche, la personne peut arriver à la conclusion que la nature n’est simplement qu’ « une hache dans les mains d’un tailleur de pierre » mais puisque D.ieu désire que nous utilisions un moyen approprié, la nature conserve, et ce jusqu’à un certain degré, de l’importance.

Dans une autre perspective, l’individu peut conclure que la nature n’a absolument aucune importance, et qu’elle n’est qu’un moyen pour accomplir les desseins de D.ieu.

Dans le premier cas, les actions de l’homme sont séparées de sa Torah et de ses Mitsvot. Quand les deux s’interfèrent, par exemple lorsqu’il ressent qu’en donnant trop de Tsedaka (charité), il n’aura plus assez d’argent pour lui-même, il doit vaincre son inclination naturelle.

En revanche, dans le second exemple, toutes ses actions sont imprégnées du désir d’accomplir la Volonté divine. Une telle personne n’a pas besoin de combattre ses penchants naturels car ils sont en harmonie avec le désir de D.ieu.

La Haftara vient donc nous informer que, alors que nous nous préparons à entrer en Érets Israël, il est en notre pouvoir de nous élever jusqu’à ce que nous percevions que tout est complètement uni avec D.ieu.

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