Est-on obligé d’informer les personnes qu’on a lésées ? Comment agir si on ne se souvient même plus qui sont les victimes ?

– La première étape consiste à rendre le ou les objets volés. Il est préférable de rendre l’objet volé plutôt que d’offrir sa valeur monétaire. Cependant, si l’objet n’existe plus ou s’est détérioré, on peut le remplacer par de l’argent : on estimera la valeur ou, éventuellement, on donnera plus que sa valeur.

– Si la victime n’a pas remarqué qu’on l’a volée, on ne lui a donc pas causé de la peine et il n’est pas nécessaire de demander son pardon. Il convient néanmoins de rendre l’objet de façon anonyme. Par contre, si la victime a constaté le vol sans connaître l’identité du malfaiteur, on doit lui demander pardon quand on lui rend l’objet (ou sa valeur monétaire). On peut éventuellement le faire de façon anonyme si cela s’avère trop embarrassant ou difficile.

– Si on ignore les noms des victimes ou qu’il soit impossible de les retrouver toutes, on estimera la valeur des objets volés et on la remettra à des organisations charitables, si possible des organisations dont seraient susceptibles de profiter les victimes, par exemple une synagogue locale, un Mikvé, des services d’aide à la personne (ambulance, hôpital…). Dans ce cas, on n’exigera pas de reçu permettant un allègement fiscal ou un titre de généreux donateur.

Tout ceci demande un courage certain mais nécessaire.

 (d’après Rav Yehouda Shurpin – chabad.org)