Le 9 Av commémore de tristes dates de l’histoire juive, comme l’épisode des explorateurs, l’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492, de nombreux pogromes mais surtout la destruction des deux Temples de Jérusalem.

Les garçons à partir de treize ans et les filles à partir de douze ans doivent jeûner depuis la veille (cette année samedi 21 juillet 2018 à partir de 21h 20, horaire de Perpignan) jusqu’au soir (dimanche soir 22 juillet 2018 à 22h 56). En cas de maladie ou de faiblesse, on consultera un Rabbin compétent à propos du jeûne.

Vendredi 20 juillet, on apporte les chaussures en toile à la synagogue avant l’entrée du Chabbat pour pouvoir les enfiler dès samedi soir.

Samedi 21 juillet, on avance la prière de Min’ha. On ne lit pas les Pirké Avot. On prend un repas normal (avec de la viande éventuellement) et on veille à le terminer avant 21h 43. Samedi soir, on récite la bénédiction Boré Meoré Haèch sur la bougie tressée et on lit les Lamentations de Jérémie (Meguilat E’ha).

Dimanche matin, on ne se lave pas, sauf les mains le matin, ou pour des raisons d’hygiène. On ne récite pas la bénédiction : « Chéassa Li Kol Tsorki » (« Qui veille pour moi à tous mes besoins ») car on ne porte pas de vraies chaussures en cuir.

On fait la prière sans Talit ni Téfilines, on ne dit pas le Ta’hanoun et on lit les « Kinot ». On n’étudie pas la Torah, (sauf certains passages de Jérémie par exemple), et on assiste à un « Siyoum », à la conclusion du traité Talmudique Moèd Katane (qu’on peut aussi écouter sur Radio J dimanche à 14h 30).

Jusqu’au milieu de la journée de dimanche (environ 13h 30, 14h) on ne s’assoit pas sur une chaise mais seulement sur un petit tabouret, en signe de deuil. On évite de dire bonjour.

Dimanche après-midi, on met Talit et Téfilines pour la prière de Min’ha et on rajoute les passages « Na’hem » (« Console les endeuillés de Sion ») et « Anénou » (« Répond-nous »).

Dimanche soir, après la prière d’Arvit, on récite Kiddouch Levana (prière pour la lune). On fait ensuite la Havdala en récitant uniquement la bénédiction « Boré Péri Haguefen » sur une coupe de vin. On ne récite ni la bénédiction des « Bessamim » (aromates) ni celle de « Boré Meoré Haèch » (sur les flammes de la bougie tressée).

On se lave les mains rituellement (sans bénédiction) et on se rince la bouche. On enlève les chaussures en toile et on remet les chaussures en cuir. On peut s’occuper du linge (lessive…) dès dimanche soir. On ne mange la viande qu’à partir du lundi 23 juillet.