Aharon est enjoint de «faire monter» la lumière dans la lampe de la Menorah et la tribu de Lévi est initiée au service du Sanctuaire.

Un «second Pessa’h» est institué en réponse à la pétition d’un groupe de Juifs qui n’avaient pu apporter le sacrifice pascal, au moment approprié, parce qu’ils étaient rituellement impurs. Ils s’exclament : «pourquoi en serions-nous privés ?».  D.ieu indique à Moché les procédures des voyages et des campements dans le désert et le peuple part, par formations, du Mont Sinaï où ils avaient campé presqu’une année.

Le peuple est mécontent du «pain du Ciel» (la manne) et demande que Moché leur fournisse de la viande. Moché consulte les 70 Anciens, auxquels il a transmis son esprit saint, pour qu’ils l’assistent dans l’épuisante tâche de gouverner le peuple.

Miryam parle en termes critiques de son frère Moché. Elle est punie par la lèpre. Moché prie pour sa guérison et la communauté entière attend sept jours jusqu’à ce qu’elle guérisse.

 

La Paracha de cette semaine relate que D.ieu commanda à Moché de faire offrir le sacrifice pascal par le peuple juif, dans le désert. Cependant, certains membres étaient rituellement impurs et ne pouvaient donc participer à cette offrande. Ils s’adressèrent à Moché, lui demandant :

«Pourquoi serions-nous laissés de côté ? Donne-nous une chance de participer à ce service».

Moché ne répondit pas de lui-même mais rapporta leur demande à D.ieu Qui répondit par l’affirmative, leur disant qu’il leur serait donné une seconde chance pour offrir ce sacrifice, un mois plus tard.  Et bien plus que cela, cette dispense ne s’appliquerait pas à eux seuls mais deviendrait une Mitsva pour toutes les générations. Quand une personne était rituellement impure ou loin de Jérusalem, au moment de l’offrande du sacrifice pascal, elle avait une seconde occasion de le faire, un mois plus tard.

Souvent, lorsqu’ils parlent de cet épisode, les commentateurs mettent en lumière la sincérité de ceux qui firent cette requête. C’est parce qu’ils voulaient véritablement servir D.ieu que D.ieu leur donna cette opportunité. De la même façon, tout le monde devrait réaliser qu’il n’y a jamais lieu de se désespérer pour les sujets spirituels. Si le désir est sincère, il y aura toujours une seconde chance pour corriger les choses.

Ce passage présente une autre perspective qui vient du commentaire de Rachi.

Rachi enseigne que ce passage, comme toute la Torah, aurait dû nous être donné par Moché, mais étant donné que ces individus étaient méritants, c’est grâce à eux qu’il nous fut communiqué.

Le premier aspect nous enseigne que tout individu peut toujours s’élever au-dessus d’un niveau spirituel bas et aller de l’avant. C’est un enseignement extrêmement profond mais qui semble pâle lorsque nous comprenons la seconde idée : chacun d’entre nous peut devenir un intermédiaire pour révéler la Torah.

Qu’est-ce que la Torah ? La vérité Divine est absolue, immuable. Il semble donc qu’elle devrait être inaccessible à  l’homme. Mais une fois qu’elle a été enseignée, il peut la comprendre. Certes, mais être un intermédiaire pour sa révélation ! Cela paraît bien inabordable pour lui et permis à D.ieu seul. Et pourtant, nous voyons que ces hommes purent être les intermédiaires pour que soit révélé un passage de la Torah !

En réalité, cependant, c’est un schéma qui peut, et doit, être suivi par chaque individu. Nos Sages nous enseignent que le nom Israël, par lequel on connaît le Peuple juif, est l’acrostiche des mots hébreux

Yèch Shishim Ribo Otiyot LaTorah : «Il y a 600 000 lettres dans la Torah». Il y a 600 000 lettres et 600 000 âmes générales, ce qui implique qu’à chaque âme est désignée une lettre de la Torah, pour lui permettre de s’exprimer.

Cela signifie que chacun d’entre nous a pour but de révéler la vérité de D.ieu. Non seulement pouvons-nous partager la sagesse qui naît des difficultés de l’expérience humaine mais nous pouvons également nous élever au-dessus de notre humanité subjective et communiquer à autrui la sagesse de D.ieu.

Perspectives

Les textes de la Cabbale, le mysticisme juif, expliquent que ce qui précède constitue l’une des dynamiques qui gère le cycle de la réincarnation. A chaque personne est assignée une leçon (ou des leçons) de la Torah qu’elle a pour mission de transmettre à l’humanité. Son âme continuera à se réincarner jusqu’à ce qu’elle ait découvert cette leçon et l’ait partagée avec les autres.

A une plus grande échelle, ce schéma anime également l’élan vers la Rédemption, car ces mêmes textes mystiques expliquent que la Rédemption viendra en résultat de la révélation de la vérité de D.ieu dans ce monde, chacun révélant les enseignements de la Torah qui lui sont destinés. Quand le cadre sera établi, chacun révélant les enseignements de la Torah qui lui sont accessibles, Machia’h arrivera et révélera une toute nouvelle dimension de la vérité Divine.

Quand chacun de nous aspire à révéler la vérité divine qui appartient à sa destinée individuelle, non seulement il atteint un raffinement personnel mais il prépare également le monde, dans son ensemble, à sa perfection.