Quand arrivent les derniers jours des fêtes, qui les concluent avec éclat – Chemini Atsérèt et Sim’hat Torah – une grande oeuvre spirituelle reste à accomplir. Certes, nous avons traversé la solennité de Roch Hachana et de Yom Kippour, nous avons vécu la joie de Souccot. Mais il reste à célébrer de tout notre coeur l’allégresse de ces deux journées. Chemini Atsérèt est le jour où nous recueillons le fruit de nos effortsfournis pendant tout le mois écoulé. Car il ne faut pas que, une fois le mois de Tichri passé, ce que nous avons réalisé disparaisse avec nos souvenirs. Il faut, au contraire, en prendre toutes les forces pour les utiliser pendant l’année qui, à présent, commence. A Chemini Atsérèt, c’est un peu comme si nous assimilions cette « nourriture » spirituelle que nous avons eue en abondance pendant les fêtes. Puis arrive Sim’hat Torah – la joie de la Torah. On porte alors le Séfer Torah et on danse avec lui. Pourtant, s’il s’agit de se réjouir profondément avec la Torah, peut-être aurait-il mieux valu l’étudier comme il est indispensable de le faire toute l’année ? Mais justement, dans l’étude, les hommes ne sont pas égaux ; certains sont plus savants que d’autres. Dans la danse, c’est tout notre enthousiasme, notre âme qui s’expriment. Il n’y a plus place pour de quelconques différences. Nous devenons alors les porteurs de la Torah. Nous nous attachons à la Parole de D.ieu qu’elle incarne et nous savons qu’elle nous accompagnera toujours. Pour la plus belle des années.