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liées l’une avec l’autre | Habad 66 liées l’une avec l’autre | Habad 66

L’emprisonnement de Yossef s’achève enfin quand le Pharaon rêve de sept vaches grasses avalées par sept vaches maigres et de sept épis de blé pleins de grains avalés par sept épis rabougris. Yossef interprète ces rêves comme annonçant que sept années de richesse seront suivies de sept années de famine. Il conseille au Pharaon d’emmagasiner du grain pendant les années d’abondance. Le Pharaon nomme Yossef gouverneur d’Egypte. Yossef se marie avec Asnat, la fille de Poutiphar et a deux fils, Ménaché et Ephraïm.

La famine se répand dans la région et seule l’Egypte dispose de nourriture. Dix des frères de Yossef s’y rendent pour y acheter du grain. Le plus jeune, Binyamin, reste à la maison car Yaakov a peur pour lui. Yossef reconnaît ses frères mais eux ne le reconnaissent pas. Il les accuse d’espionnage, insiste pour qu’ils fassent venir Binyamin, afin de prouver leur honnêteté, et garde Chimon en otage. Ils découvriront plus tard que l’argent qu’ils ont payé leur a été mystérieusement restitué.

Yaakov n’accepte d’envoyer Binyamin qu’après que Yehouda a pris la responsabilité de le ramener. Cette fois-ci, ils sont cordialement reçus par Yossef qui libère Chimon et les convie à dîner chez lui. Il cache un gobelet d’argent, aux pouvoirs magiques, dans le sac de Binyamin. Le lendemain matin, alors que les frères s’apprêtent à prendre le chemin du retour, ils sont poursuivis, fouillés et arrêtés lorsque le gobelet est découvert. Yossef offre de les libérer à condition de garder Binyamin comme esclave.

Remplir ses années

Dans la Paracha de cette semaine, un épisode requiert une explication. La Torah relate que Yossef conduisit Yaakov chez le Pharaon qui l’interrogea : « Quel âge as-tu ? ». Yaakov répondit :

« Les années de mon labeur sont de cent trente. Les jours des années de ma vie ont été peu nombreux et difficiles et ils n’ont pas atteint ceux de mes ancêtres au cours de leurs périples. »

Cette déclaration soulève plusieurs questions.

Tout d’abord, pourquoi Yaakov trouva-t-il nécessaire de dire : « Les années de ma vie sont peu nombreuses » ? Le Pharaon ne fit que lui demander son âge. Il semblerait qu’il aurait dû se limiter, dans sa réponse, à ne donner que son âge, laissant au Pharaon le soin de conclure lui-même si sa vie avait été courte ou longue.

En outre, puisqu’après le Déluge il avait été décrété que l’homme ne vivrait que cent vingt ans, comment Yaakov put-il affirmer que ses années avaient été « peu nombreuses » ? La longueur de sa vie était d’ores et déjà supérieure à celle qui est impartie à l’homme moyen. En fait, c’est parce que Yaakov paraissait très âgé que le Pharaon lui avait demandé son âge.

L’on peut proposer une résolution de ces difficultés : les deux parties de la réponse de Yaakov sont liées l’une avec l’autre. Il considérait que les « jours des années de [sa] vie étaient peu nombreux » parce qu’ils n’avaient pas « atteint ceux de [ses] ancêtres dans leurs périples. » Cela signifie que, comparée à la vie d’Avraham (cent soixante-quinze ans) et à celle d’Its’hak (cent quatre-vingts ans), la vie de Yaakov était courte.

Malgré la relative brièveté de sa vie, il paraissait âgé parce qu’elle avait été « difficile ». Yaakov aurait pu s’attendre à vivre cent quatre-vingts ans. En fait, c’est précisément à cause de cette déclaration au Pharaon, qui aurait pu être interprétée comme un manque de gratitude pour la bonté de D.ieu, qu’il fut décrété qu’il ne vivrait que cent quarante-sept ans.

Cependant, il ressort du commentaire de Rachi que cette interprétation n’est pas recevable car si Yaakov se réfère à Avraham et Its’hak, c’est en relation avec la difficulté de sa propre vie, par opposition à la leur (et non par rapport à la longueur de leur vie). Selon Rachi, il apparaît donc que Yaakov considérait la durée de sa vie comme réellement « courte ».

Cette perspective nous permet de résoudre les questions posées. Puisque les années de Yaakov furent « difficiles », pleines d’épreuves, elles furent « peu nombreuses » parce qu’elles n’étaient pas remplies du service spirituel intérieur auquel il aspirait. Nous pouvons observer qu’Avraham est décrit comme « Ba Bayamim », c’est-à-dire « être entré dans ses jours ». La ‘Hassidout interprète cette expression comme signifiant qu’il avait comblé chacun de ses jours d’un contenu spirituel approprié.

En revanche, dans le cas de Yaakov, parce que ses années avaient été difficiles, elles n’avaient pas « atteint celles de [ses] ancêtres », c’est-à-dire qu’elles n’arrivaient en rien à l’accomplissement spirituel dont Avraham et Its’hak avaient rempli leur vie.

Il va sans dire que la déficience dans cet accomplissement est relative au niveau tout à fait particulier que Yaakov aspirait à atteindre. En outre, pendant les dix-sept années que Yaakov passa en Égypte, étudiant avec ses enfants et ses petits-enfants, il compensa toutes les difficultés dont il avait souffert, au point que sa vie entière peut être envisagée comme s’étant déroulée dans une atmosphère de confort et de bonheur et donc parvenue à l’accomplissement spirituel intérieur qu’il ambitionnait.

Un message profond peut être tiré du concept que Yaakov considérait sa vie comme étant courte du fait qu’il n’avait pu l’imprégner du niveau spirituel souhaité.

Nos Sages rapportent que « Yaakov désirait vivre dans la prospérité ». Dans son sens ultime, cette expression se réfère au bien absolu et à la prospérité de l’Ère de Machia’h. Depuis le jour de la naissance de Yossef, Yaakov était prêt pour la Rédemption mais puisque ce potentiel ne se réalisa pas alors, il considérait que sa vie était déficiente.

Et Il ressentit la nécessité de communiquer ce message. Il voulait que ses descendants sachent que lorsqu’ils vivent dans « le meilleur endroit de la terre d’Égypte » et qu’on leur a donné « la graisse de la terre » (la terre la plus riche), ils doivent néanmoins considérer que leur vie est incomplète puisque la Rédemption ne s’est pas encore matérialisée.

Cela nous concerne tout particulièrement, nous qui sommes la dernière génération de l’exil et la première génération de la Rédemption. Nous devons éprouver, jusqu’à ce que la Rédemption se produise, que notre vie est imparfaite. Cette prise de conscience doit s’accompagner du désir ardent et de l’aspiration pressante à la Rédemption et également du redoublement des efforts dans la dissémination de la ‘Hassidout.

Que ces activités remplissent le monde de lumière. Et que cette lumière continue à se répandre et à grandir jusqu’à ce que D.ieu sorte le Peuple juif de l’exil. Cela fera en sorte que le jeûne du 10 Tévèt qui s’annonce soit transformé en jour de célébration et de fête, avec la venue de la Rédemption.

D’après une Si’ha du Rabbi, Parachah Mikets,

Chabbat ‘Hanouccah,