Ce Chabbat, nous vivons le 22 Chevat, l’anniversaire du départ de ce monde de la Rabbanite ‘Haya Mouchka, la femme du Rabbi. Une fois de plus, aurait-on presque envie de dire… Pourtant quelque chose de profond et de subtil à la fois nous empêche de ressentir ce jour comme une simple commémoration.

C’est que la Rabbanite a laissé un héritage que nul ne saurait épuiser. Le Rabbi en souligna la portée, la relevant dans son nom, ‘Haya Mouchka. ‘Haya signifie « vivante » tandis que Mouchka est le nom d’un parfum. « ‘Haya – vivante » pour dire que la disparition physique n’interrompt pas le message. « Mouchka – parfum » pour signifier que celui-ci, précieux, pénètre et imprègne tout ce qu’il touche. Au fil des années, chacun a pu développer tout ce qu’elle a incarné avec tant de grandeur : l’humilité et le souci d’autrui, la fidélité à une mission et la proximité avec chacun, la compréhension et le soutien, la conviction et l’ouverture…
Mais de telles valeurs ne peuvent rester dans le monde des idées. Leur nature même fait qu’elles doivent trouver expression concrète. Nous savons aussi à quel point leur urgence est réelle et ressentie dans l’ensemble du monde. Reste à trouver la passerelle entre elles et nos sociétés si volontiers et si facilement oublieuses. Justement, le congrès international des Chlou’hot – ces femmes qui, partout dans le monde, au côté de leur mari, œuvrent pour que la victoire finale du Bien – a lieu à cette date. Cela mérite attention. Voici donc des femmes qui agissent, n’attendent pas que les choses se transforment d’elles-mêmes, vont au-devant des situations et y apportent les réponses qu’elles savent découvrir. Elles vivent non pas là où cela leur a semblé plus facile ou plus agréable mais là où elles ont su être nécessaires. Elles n’ont pas pris en considération les critères habituellement retenus aujourd’hui. Une autre âme les a animées. Comment mieux dire que la Rabbanite leur a transmis ce qu’elle-même détenait ?
En ce 22 Chevat, c’est donc bien ainsi qu’il faut porter notre regard sur le monde qui nous entoure. S’il est loisible d’en relever les imperfections, celles-ci doivent apparaître à chacun d’abord comme un appel. Leur existence engage à l’action. Les Chlou’hot le proclament à présent avec une force accrue. L’héritage est bien vivant.

Mme Ra’hel PEVZNER, l’ambassadrice Loubavitch à Perpignan au coté de son mari Mordé’hai, sera sur place.

n’hésitez pas à remettre le demande de prières, elles seront remises auprès du Rabbi.