La fête de ‘Hanouka débute ce dimanche soir, le 2 Décembre. Pour vous procurer le guide et u des bougies, appelez nous. On se fera le plaisir de vous procurer le nécessaire!

Il y a comme un frémissement dans l’air, cette sorte d’impatience à la fois sourde et puissante qui s’empare de chacun. Parfois, on peine à en déterminer l’origine mais elle est bien présente et, à la réflexion, ne se laisse confondre avec aucune autre : nous venons de vivre le 19 Kislev et sa chaleur, voici venir ‘Hanouccah et sa lumière. De la fête à venir et de ses messages, il sera temps de reparler mais nul ne peut rester indifférent à cette clarté nouvelle qui monte dès à présent.

De fait, après les splendeurs du mois de Tichri et de sa succession de moments spirituels intenses, nous sommes passés dans ce mois de ‘Hechvan aux couleurs de saison, apparemment souvent gris et monotone. Et voici que, brutalement, c’est une autre perspective qui s’impose. Les hommes rêvent toujours aux lendemains qui chantent ; ici, pas de rêve ni de chant mais l’obscurité qui recule devant la toute-puissance de la lumière. C’est précisément cela qu’il convient d’interroger. En effet, ce n’est qu’hier que les ombres semblaient sans rivales et voici qu’elles ont trouvé un élément qui les dépasse, mieux qui les écarte. Au-delà de l’observation matérielle, c’est un véritable message spirituel qui nous est ainsi adressé.

Nous vivons dans un monde sans doute trop souvent obscur. Au fil des impressionnantes avancées techniques, des louables développements produits par le génie humain, c’est parfois un peu d’une ancienne sagesse qui a pu être oubliée. Des idées qui semblaient élémentaires ont rapidement vieilli, sans même que l’on s’en rende vraiment compte. Avec l’individualisation des consciences et des comportements, le cadre moral des sociétés s’est mis à vaciller. Et derrière une devise du type « si la technique l’autorise, au nom de quoi se l’interdire ? », ce sont des pans entiers d’acquis de civilisation millénaires qui se retrouvent bousculés. Une interrogation a dès lors sa place : quel avenir se prépare-t-il ? Donnera-t-il encore place au meilleur de l’humain ? L’imminence de ‘Hanouccah est, en soi, un élément de réponse : la profondeur de l’obscurité ne lui assure jamais une victoire définitive. La loi des choses est que la lumière l’emporte. Celle-ci n’a besoin que de trouver ceux qui la porteront. Cette histoire-là est bien connue du peuple juif, ne l’a-t-il pas souvent vécue ? A nous d’être ces porteurs.