Chacun doit donner la Tsedaka (charité) ; même un pauvre qui ne survit que grâce à la Tsedaka y est astreint et doit en reverser une partie à des causes charitables.

Le tribunal rabbinique peut forcer celui qui doit donner la Tsedaka (ou qui n’en donne pas suffisamment par rapport à ses moyens) à donner la Tsedaka ; si la loi civile le permet, il peut saisir de force les sommes ou les objets à donner à la Tsedaka.

Les collecteurs de Tsedaka n’acceptaient de la part des femmes ou des enfants que des sommes modestes ; cependant, précise le Rabbi, de nos jours on peut accepter de leur part même des sommes importantes.

On donnera au pauvre selon ce qui lui manque : nourriture, vêtement, meubles, vaisselle mais aussi selon les moyens dont on dispose. Celui qui était riche mais devient pauvre, on s’efforcera de « remplir son manque » et de lui fournir les objets qui lui paraissaient indispensables.

On donnera la Tsedaka avec joie, le cœur heureux et le sourire aux lèvres. On parlera doucement au nécessiteux et on lui adressera des paroles gentilles. « Celui qui donne une petite pièce au pauvre mérite six bénédictions ; celui qui lui parle gentiment mérite onze bénédictions » (Guemara Bera’hot 9). Si on donne de mauvais cœur, on risque de perdre le bénéfice de la Mitsva – même si on a donné une somme conséquente : « Que ton cœur ne se plaigne pas quand tu lui donnes car c’est pour cela que l’Éternel ton D.ieu te bénira dans tout ce que tu entreprends et dans toute œuvre de tes mains ». (Devarim – Deutéronome 15 : 10).

(A suivre)

(d’après Hamivtsaïm Kehil’hatam – Rav Shmuel Bistritzky)