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réparer la perte du profit potentiel | Habad 66 réparer la perte du profit potentiel | Habad 66

D.ieu appelle Moché depuis la Tente d’Assignation et lui communique les lois des korbanot, offrandes animales et alimentaires apportées dans le Sanctuaire.

Elles incluent :

. « L’holocauste » (Ola), entièrement consacré à D.ieu, par un feu, en haut de l’autel.

. Cinq variétés d’ « offrandes alimentaires » (Min’ha), préparées avec de la farine fine, de l’huile d’olive et des encens.

. « L’offrande de paix » (Chelamim) dont la viande est consommée par celui qui apporte l’offrande, une fois que certaines parties en ont été brûlées sur l’autel et d’autres données aux Cohanim (Prêtres).

. Les différents types de « sacrifices expiatoires », apportés pour expier les transgressions commises de façon accidentelle par le Grand-Prêtre, toute la communauté, le roi ou un Juif ordinaire.

. « L’offrande de culpabilité » (Acham) apportée par celui qui s’est approprié, de façon indue, d’un bien du Sanctuaire, qui a un doute d’avoir transgressé une interdiction divine ou qui a commis une « trahison contre D.ieu » par un faux serment pour escroquer un autre homme.

Le cinquième supplémentaire

A la fin de la Paracha, nous étudions que si une personne a commis un vol, a retenu des fonds, etc., et le nie en faisant un faux serment, elle doit, si elle cherche à se faire pardonner pour son erreur, restituer la somme principale et y ajouter vingt pour cent supplémentaires.

Nos Sages expliquent que la raison du cinquième supplémentaire tient au fait que « l’argent n’a servi à rien pendant qu’il était en sa possession ». D’une manière générale, on utilise l’argent pour en tirer profit. En cherchant à le rendre, il faut donc que le voleur restitue non seulement la somme volée mais également de quoi réparer la perte du profit potentiel.

Cependant, nous lisons dans le Tanya que lorsqu’un individu se comporte mal à l’égard d’un autre, celui qui est lésé ne doit pas se mettre en colère contre celui qui lui a fait du mal. En effet, cette souffrance était prédestinée. Le mal se serait produit, en tout état de cause, et pas forcément par cet intermédiaire précis.

Bien que le coupable mérite d’être puni pour son méfait, il aurait pu, en effet, choisir de ne pas le faire, (et le Décret divin se serait accompli d’une autre manière puisque « D.ieu a de nombreux messagers »), cette estimation ne s’applique qu’à la personne qui a causé du tort et n’implique pas celui qui l’a subie.

En fait, si ce dommage n’avait pas été pré ordonné, la personne n’aurait pas souffert du tout, même si le malfaiteur voulait lui faire du mal. Le libre-arbitre de l’homme ne s’applique qu’aux actes le concernant personnellement. Personne ne peut faire de mal à l’autre sans le consentement Divin.

Ainsi, une question se soulève donc : le fait-même que le voleur ait volé une somme d’argent pendant un certain temps indique que cette perte était voulue par D.ieu. Aussi, même si le vol n’avait pas été commis, la victime aurait néanmoins été privée de cette somme durant cette période.

Pourquoi donc le voleur doit-il ajouter un cinquième de la somme à restituer ?

En réalité, la même question peut également se poser par rapport à la somme principale. Puisque les Cieux ont décrété que la victime devrait perdre l’usage de cet argent et puisque ce décret se serait réalisé même sans le voleur, pourquoi ce dernier doit-il rendre l’argent à la victime ? Pourquoi ne pas le donner à la charité ou à une œuvre de ce type ?

La réponse est évidente : le fait que la personne ait été privée de son argent n’indique pas nécessairement que cette situation doit être permanente. Que le décret s’applique momentanément ou durablement ne s’éclaircit que lorsque l’argent est rendu, le cas échéant. Si le voleur rend l’argent, il est alors évident que la perte ne devait être que temporaire. Si les biens volés n’apparaissent plus jamais, nous comprenons alors qu’il s’agit d’une perte définitive.

Puisque nous ne pouvons connaître la nature du décret, il est clair que le voleur n’a aucun droit de conserver l’argent (ou même de retarder le moment de le rendre) sous le prétexte fallacieux qu’en agissant ainsi, il fournit bien la preuve que la victime était destinée à souffrir d’une perte permanente.

Par le même biais, on ne peut porter atteinte à quelqu’un en justifiant notre action sous le prétexte qu’il devait souffrir.

Il en va de même pour le cinquième supplémentaire : puisque le fait d’ajouter un cinquième a pour conséquence que la victime ne subit aucune perte financière, il est tout à fait probable qu’elle devait en être privée jusqu’au moment de la restitution.

La discussion que l’on vient d’évoquer renferme une leçon d’une grande richesse à propos des relations humaines.

Quand quelqu’un agit mal vis-à-vis d’autrui, il pourrait être tenté de penser qu’il n’a pas besoin de s’excuser puisque de toutes les façons cette personne devait souffrir.

La réponse à cet argument indique qu’en demandant pardon, on diminue la peine de l’autre. Personne n’a le droit d’infliger encore plus de douleur en ne s’excusant pas car aucune preuve n’existe pour affirmer que cette personne devait tant subir. Il nous faut faire tout ce qui est en notre possibilité pour amoindrir la souffrance d’autrui.