Lundi dernier s’est terminé à New York le congrès international des Chlou’him, dans laquelle j’ai mérité d’y participé et représenté tous les juif de notre ci belle région. Comme chaque année, les envoyés du Rabbi sont venus très nombreux de partout dans le monde pour se retrouver, échanger leurs expériences, ouvrir de nouvelles pistes etc. En d’autres termes, ils ont encore approfondi le sens de leur action pour en intensifier la portée. Et chacun a déjà ressenti la présence potentielle des résultats à venir.

Il existe de nombreux indicateurs pour mesurer une action, plus ou moins complexes, quantitatifs ou qualitatifs, depuis le nombre de communautés ou d’individus touchés jusqu’à l’ampleur des changements induits. Il en est cependant un, simple au point d’en être élémentaire : le nombre de Chlou’him en poste dans le monde. C’est un rituel bien ancré à la fin du congrès, lors du banquet de clôture : les responsables procèdent à l’appel général des Chlou’him par pays. Et il est impressionnant de constater que, d’année en année, le nombre de ces hommes jeunes qui ont choisi de se consacrer à cette œuvre ne cesse de grandir, à telle enseigne qu’il ne se trouve plus de salle pour réunir un si grand nombre de personnes dans le même lieu et que c’est un grand hangar, superbement aménagé, qui les accueille. Plus encore, les candidatures ne cessent d’affluer, génération après génération, en dépit des difficultés évidentes qu’un tel choix impose à celui qui le fait.

Parfois, on se demande ce qui motive les Chlou’him. En d’autres termes, comment en vient-on à quitter ses habitudes et les centres juifs pour vivre, avec sa femme et ses enfants, bien loin du confort que l’on connaissait jusque-là ? Cela tient peut-être en quelques mots : le souci de l’autre. Il s’agit de cette conviction profonde qu’on ne peut jouir en paix de ce que l’on a quand on sait que l’autre en est démuni. En notre temps d’individualisme, c’est une tournure d’esprit qu’il faut souligner. Elle plonge ses racines dans l’enseignement et l’exemple du Rabbi. Pour cette raison, les actions continueront de grandir jusqu’à amener leur couronnement : la venue du Machia’h.