7 Adar : la date tombe cette semaine et elle ne peut laisser indifférent. Date de naissance de Moïse, elle est aussi date de son décès et cela la rend a priori remarquable.

en 2019, c’est le 12 février, mardi dernier. Nous renvoie également à la fête de Pourim qui, année de treize mois oblige, interviendra dans un peu plus de quatre semaines. Car les commentateurs ne manquent pas de l’indiquer : lorsque Haman imagina de détruire le peuple juif, il commença par tirer au sort le mois favorable à la réalisation de son plan. Quand le procédé le conduisit au mois d’Adar, il en fut très satisfait car, se dit-il, c’était là le mois où Moïse, le berger d’Israël, était mort, et donc un mois profondément funeste pour son peuple. Il avait simplement oublié que c’était aussi celui où il était né, ce qui conférait à la période un sens éminemment positif. Or le 7 Adar dont il est question ici se passa au cours d’une année qui, comme la nôtre, comptait treize mois au lieu de douze. Et cela arriva en Adar I, c’est-à-dire, pour nous, cette semaine. C’est dire qu’il y a ici une actualité particulière dont il faut prendre conscience.

Le personnage de Moïse est en soi porteur d’enseignement. Il est l’homme de la Torah, celui qui transmet la parole Divine, parlant à D.ieu face à face, mais qui, parallèlement, sait ne pas prendre sa propre grandeur incontestable en considération pour se préoccuper uniquement du peuple qu’il a reçu mission de conduire. Il est par excellence ce « berger fidèle » qui jamais n’abandonne son troupeau. De ce fait, le fait qu’il quitte ce monde n’est pas une disparition mais, bien davantage, une intensification de sa présence et de sa nécessité. Comment le ressentir pourtant ? C’est là le rôle de la Torah et de son étude. Car c’est finalement une manière de vivre et un chemin d’élévation que cette date nous indique. Par l’étude se crée une unité infinie avec D.ieu, Qui nous donne la Torah, et avec nos maîtres qui nous l’ont enseignée. Cette unité n’est pas artificielle ni passagère. Parce que liée à l’éternité, elle devient un élément constitutif de ce qu’est chacun. Elle ne se rajoute pas à nous comme une nouvelle connaissance acquise, elle révèle le plus profond et le meilleur de ce que nous portons à l’intérieur de nous-mêmes.

Le nom du mois, Adar, renvoie étymologiquement au mot « Adir – puissant » et ainsi au verset « D.ieu est puissant en haut. » Nous pouvons aujourd’hui recevoir cette puissance et cette lumière. Il suffit d’un lien d’infini, d’une connexion d’éternité, comme un défi à relever… Mais nous en savons à présent le secret.