Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /homepages/21/d815967679/htdocs/wordpress/wp-content/themes/Divi/includes/builder/functions.php on line 4993

Warning: session_start(): Cannot start session when headers already sent in /homepages/21/d815967679/htdocs/wordpress/wp-content/themes/HABAD/header.php on line 1
De quoi être fière.. | Habad 66 De quoi être fière.. | Habad 66

Aharon reçoit l’ordre d’allumer la Menorah et la tribu de Lévi est initiée au service du Sanctuaire.

Un « second Pessa’h » est institué en réponse à la pétition d’un groupe de Juifs qui n’avaient pu apporter le korban Pessa’h.

D.ieu indique à Moché l’itinéraire dans le désert et le Peuple part du Mont Sinaï où il avait campé presqu’une année.

Le Peuple réclame à Moché de la viande.

Moché demande aux 70 Anciens de l’assister dans la difficile gouvernance du Peuple.

Miryam parle en termes critiques de son frère Moché. Elle est punie par une maladie de la peau. Moché prie pour sa guérison et la communauté entière attend sept jours jusqu’à ce qu’elle guérisse.

Le plus humble des hommes

La Paracha de cette semaine souligne que l’une des plus grandes qualités de Moché était son humilité : « Moché était extrêmement humble, plus que toute autre personne sur la surface de la terre » (Bamidbar 12 :3).

C’est Moché que D.ieu choisit, parmi tout le Peuple juif, pour sortir les Juifs d‘Égypte. Puis D.ieu le désigna, lui et lui seul, pour recevoir la Torah et l’étudier avec lui pendant quarante jours et quarante nuits.

Cela va encore plus loin puisque dans la Paracha Behaalote’ha, la Torah déclare que Moché pouvait parler avec D.ieu chaque fois qu’il le désirait (Rachi 9,7), qu’il était capable de partager son esprit avec les soixante-dix Anciens et d’en être affaibli en rien, que sa relation avec le Peuple juif était comparable à celle d’une nourrice qui porte un enfant (Bamidbar 11 :12).

Comment est-il donc possible pour un individu d’une telle grandeur de faire preuve d’une humilité sans pareille ? N’avait-il pas pris toute la mesure de sa stature ? Et cette question est d’autant plus aigüe que le fait de s’autoévaluer honnêtement est un prérequis à un service de D.ieu adéquat. Car chacun doit servir D.ieu en fonction de son rang et, pour le faire, il faut donc avoir pleine conscience de ses qualités comme de ses défauts.

En fait, Moché était tout à fait conscient de sa position unique et du fait qu’il surpassait tous ses congénères. Cependant, cela ne l’empêchait pas d’être le plus humble des hommes. Car Il se disait à lui-même que si un autre individu avait été béni des mêmes talents que lui-même, il aurait accédé à un niveau bien supérieur au sien. Telle était la raison de la modestie de Moché.

Pourtant, il reste un point à élucider. L’élément qui séparait Moché de tous les autres hommes était son don de prophétie, le fait que D.ieu se révèle Lui-même à lui : « face à face, dans une vision qui ne contenait pas d’allégorie, de sorte qu’il avait une véritable vision de D.ieu » (Bamidbar 12 :8). Son esprit prophétique était si grand que la Torah témoigne : « Il ne s’est jamais levé en Israël un prophète comme Moché. » (Devarim 34 :10).

La prophétie n’est pas quelque chose qu’un homme peut atteindre grâce à son service spirituel personnel mais c’est plutôt une qualité révélée qui lui est attribuée « d’En Haut ». Il est donc impossible d’affirmer, concernant cet attribut de prophétie, que Moché pensait qu’un autre aurait pu développer cette qualité à un plus haut niveau, puisque l’esprit prophétique ne dépend aucunement de l’individu lui-même.

On en revient ainsi à notre questionnement initial. Pourquoi dire que Moché était l’homme le plus humble alors que sa principale vertu, le niveau de sa vision prophétique, ne pouvait être reproduite par quiconque ?

La Guemara (Avoda Zarah 20b) évoque une discussion sur le fait de savoir si l’humilité est une plus grande ou moindre qualité que de posséder la crainte de D.ieu. Nos Sages expliquent qu’il existe deux niveaux d’humilité dont l’un est supérieur et l’autre inférieur au fait de craindre D.ieu.

A son niveau inférieur, l’humilité s’appuie sur la raison, c’est-à-dire sur la pensée que si une autre personne avait été bénie des mêmes aptitudes, elle les aurait développées à un degré supérieur.

Le niveau supérieur d’humilité s’exprime lorsque l’humilité fait partie intégrante de l’essence de la personne. La preuve que ce niveau existe réellement peut s’affirmer par le fait que cette qualité est attribuée à D.ieu Lui-même, comme l’affirment nos Sages : « Dans le même endroit où tu trouves la grandeur de D.ieu, tu trouves également Son humilité » (Meguilah 31a).

Il est évident qu’en ce qui concerne D.ieu l’hypothèse, selon laquelle quelqu’un d’autre aurait fait mieux, n’a pas lieu d’exister. Il nous faut donc affirmer qu’il existe un niveau d’humilité qui dépasse la logique.

Moché possédait les deux niveaux. En ce qui concerne les qualités acquises par son propre service spirituel, il considérait qu’un autre que lui, doté de ses propres talents, aurait accompli davantage.

Mais malgré le fait que son niveau prophétique fût unique, l’humilité supérieure dont il faisait preuve émanait de son propre caractère comme « le plus humble des hommes sur la surface de la terre. »