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Habad 66 https://www.habad66.com Loubavitch Pyré-Terranée Sun, 27 Jun 2021 21:42:58 +0000 fr-FR hourly 1 Le moment de renaître https://www.habad66.com/le-moment-de-renaitre/ https://www.habad66.com/le-moment-de-renaitre/#comments Sun, 27 Jun 2021 21:42:55 +0000 http://www.habad66.com/?p=4376 Trois semaines. Cela peut paraître bien court et pourtant il n’y a peut-être pas de période dont le déroulement semble aussi long que celle-ci. C’est qu’il s’agit de ces trois semaines-là qui s’écoulent entre le 17 Tamouz, jour de la première brèche dans la muraille de Jérusalem, et le 9 Av, jour où le premier et le second Temple furent détruits – le même jour à des siècles de distance. Trois semaines comme des jours lugubres entre les limites d’un drame unique : l’exil de la Présence Divine, l’exil du peuple juif. Trois semaines sans fêtes, chargées de marques de deuil. Faut-il pourtant s’arrêter là ? Certes, la ritualisation des tragédies spirituelles et historiques est une des caractéristiques du peuple juif, à la fois cause et conséquence de sa longue mémoire, fidélité au passé et gage d’avenir. Mais le seul souvenir du malheur n’est jamais une solution. Il ne doit être que l’élément déclencheur qui permettra de le dépasser pour toujours. Que faut-il donc faire de ce temps ?

L’histoire comme les textes nous disent qu’il est celui de la destruction. A cela, il n’existe qu’un seul remède : construire. Mais, dira-t-on, c’est de la destruction du Temple de Jérusalem qu’il s’agit et, si nous espérons tous que le troisième Temple se dresse sans attendre sur sa colline au cœur de la Ville Sainte dans l’harmonie des nations et des peuples, force est hélas de constater que, pour l’instant, ce n’est pas le cas. Mais le peuple juif sait depuis bien longtemps que le livre et l’esprit sont plus puissants que l’épée. Sa propre existence l’a prouvé : les grands empires, conquérants du monde, ont disparu tandis que lui déroule toujours le fil de son histoire. C’est donc d’étude qu’il est question.

Etudier la structure du Temple dans le texte de la Michna Midot, dans les « Lois de la Maison d’élection » dans le Michné Torah de Maïmonide, deux textes qui existent en traduction française. Les étudier et les connaître comme si l’on était les bâtisseurs du Temple, c’est déjà le construire. En connaître les chemins, c’est déjà le parcourir. Voici donc un enjeu pour la période : faire d’un temps de drame un espace de découverte. Le renouveau est toujours au bout de l’effort. Ici, c’est de renaissance qu’il s’agit.

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Zèle de Pin’has https://www.habad66.com/zele-de-pinhas/ https://www.habad66.com/zele-de-pinhas/#respond Sat, 26 Jun 2021 22:40:23 +0000 http://www.habad66.com/?p=4363 Le petit-fils d’Aharon, Pin’has, est récompensé de son acte zélé par lequel il a tué le prince Zimri, de la tribu de Chimon, et la princesse de Midian avec laquelle ce dernier avait gravement fauté. D.ieu lui accorde une alliance de paix et la prêtrise.

Un recensement du peuple dénombre 601 730 hommes de vingt à soixante ans.

Moché reçoit les instructions concernant le partage de la terre entre les tribus et les familles d’Israël, sous forme de tirage au sort.

Les cinq filles de Tsélof’had organisent une requête où elles demandent à Moché le droit d’hériter de la terre de leur père, mort sans laisser de fils. D.ieu accepte leur demande et l’incorpore dans les lois d’héritage.

Moché habilite Yehochoua pour lui succéder et mener le peuple vers la Terre d’Israël.

La Paracha se conclut avec une liste détaillée des offrandes quotidiennes et des offrandes additionnelles apportées le Chabbat, Roch ‘Hodech (le premier jour du mois) et lors des fêtes de Pessa’h, Chavouot, Roch Hachana, Yom Kippour, Soukot et Chemini Atsérèt.

Une erreur de jugement

La Paracha Pin’has commence par la déclaration de D.ieu à Moché : « Pin’has, fils d’Élazar, fils d’Aharon le Prêtre, a détourné Mon courroux contre les Enfants d’Israël quand il a manifesté de la colère, à leur encontre, en Mon nom… » (Bamidbar : 25 :10)

Pin’has détourna le courroux divin en tuant Zimri qui agissait de façon immorale.

Rachi explique que ce verset retrace la lignée de Pin’has jusqu’à Aharon, celui qui aimait la paix, parce que les tribus affirmaient que l’acte de Pin’has découlait de la personnalité de son grand-père (du côté maternel) qui engraissait le bétail devant être sacrifié aux idoles. En discréditant Pin’has, les tribus tentaient de sauver l’honneur du Peuple juif et de Moché, car seul Pin’has avait fait preuve de zèle à cette occasion.

Ils prétendaient donc que le geste de Pin’has n’était pas motivé par un zèle sincère pour l’amour de D.ieu mais qu’il se justifiait par le fait que son ascendance remontait à quelqu’un qui avait engraissé des veaux dans le seul but de les abattre.

C’est donc la raison pour laquelle la Torah retrace sa lignée jusqu’à Aharon, nous informant que les tendances profondes de Pin’has faisaient écho à celles de son grand-père Aharon, adepte de la paix. S’il avait tué Zimri, c’est qu’il était mû par la colère et le zèle pour honorer D.ieu.

Nous pouvons dégager de cet épisode un certain nombre de leçons nous concernant.

Lorsqu’on est témoin d’actes positifs accomplis par une personne dont nous savons pertinemment qu’elle a des motifs ultérieurs, nous ne devons pas dévaloriser ses gestes.

Quand bien même il serait vrai que la personne agit pour une raison égocentrique, s’impose néanmoins la loi : « Il doit toujours s’occuper de Torah et de Mitsvot, même si ce n’est pas avec l’intention la plus pure, car cela finira par le conduire [à les accomplir] avec les plus pures des intentions » (Pessa’him 50b).

Cela va encore plus loin. Prendre à la légère les bonnes actions d’une personne présente le risque de l’affecter négativement. Elle peut en arriver à interrompre son étude de la Torah ou l’accomplissement de bienfaits. Il est donc bien préférable d’encourager un tel individu et de le pousser à agir avec de pures intentions.

Mais ce qui est encore plus important est que nous ne pouvons jamais réellement savoir ce qui se cache dans le cœur d’un homme. Bien que les tribus aient semblé posséder de larges preuves du fait que l’acte de Pin’has était né d’autre chose que d’une motivation saine, le Tout Puissant Qui « voit dans le cœur » fit savoir que l’action de Pin’has n’était motivée que par son empressement à l’égard de D.ieu.

L’on peut également aborder une autre perspective. Lorsqu’on dénigre autrui, prétendant qu’il se comporte bien parce qu’il a des arrière-pensées, l’on peut se fourvoyer soi-même. Celui qui fait ce reproche peut très bien faire l’erreur de penser que sa critique naît d’une attitude sainte. Il peut se dire à lui-même que puisqu’il est si humble, il ne peut supporter de voir quelqu’un d’autre agir de manière hautaine. Ainsi, lorsqu’il voit quelqu’un étudier la Torah avec un grand enthousiasme ou accomplir une Mitsva d’une manière admirable, actes que, lui, attribue à de l’égocentrisme, il est incapable de tolérer un tel comportement.

La vérité est, en fait, que de telles attitudes critiques ne naissent pas d’un sens profond d’humilité mais bien au contraire d’une arrogance certaine.

Il est possible que ce qui dérange en réalité le détracteur est le fait que l’autre possède une qualité raffinée dont lui-même est privé. Il en est donc jaloux. S’il était entièrement honnête avec lui-même, il prendrait des leçons du comportement d’autrui. Mais puisque son propre orgueil se combine avec une certaine nonchalance, il tente de désavouer le comportement de l’autre plutôt que de l’imiter.

La leçon à en tirer est la suivante : il faut toujours juger l’autre favorablement et tirer un enseignement de ses bonnes actions.

Le lien entre un zèle vengeur et la paix

Un dirigeant juif se doit, d’une part, d’être zélé et de combattre avec véhémence ceux qui menacent la pérennité de la Torah ou tentent de dégrader ou de démoraliser le Peuple juif.

Mais par ailleurs, quand cela est nécessaire, il doit être « celui qui aime la paix et recherche la paix » et fait tout ce qu’il peut pour promouvoir l’harmonie et l’unité.

Un dirigeant juif doit présenter ces deux traits de caractère antithétiques et les exercer quand cela est nécessaire.

En conséquence, quand D.ieu fut témoin que Pin’has excellait dans la « kanaout », « le zèle vengeur » et agissait avec empressement pour détruire le peuple qui tentait de faire pénétrer l’immoralité au sein du Peuple juif, Il dit : « Je lui donnerai ‘Briti Chalom’Mon alliance de Paix, c’est-à-dire que Je le bénirai de l’aptitude à faire régner la paix, et ainsi, il sera un dirigeant juif accompli. »

Selon nos Sages, Pin’has était le prophète Eliahou. Quel est le lien entre ces deux personnages ?

Eliahou fut l’un des zélotes extraordinaires de l’histoire. Il protesta avec véhémence contre les faux prophètes de Baal et leur lança le défi d’une confrontation au Mont Carmel. Après avoir prouvé avec succès leur malhonnêteté, il les abattit (Rois I, 18). Mais par ailleurs, la dernière Michna du traité Edouyot dit que l’un des rôles d’Eliahou, quand il viendra annoncer la révélation du Machia’h, sera de « faire la paix dans le monde » et de réunir le Peuple juif. Aussi, en recevant la bénédiction divine de la paix, Pin’has incorpora-t-il les deux traits de caractères contrastés dont fera preuve le grand prophète Eliahou.

Avant qu’Eliahou ne monte au ciel dans un chariot de feu, son fidèle disciple et successeur Elicha lui demanda : « Que ma force de prophétie soit le double de la tienne » (Rois II, 2 :9). Une telle adresse émanant d’un élève à son maître n’est-elle pas empreinte d’audace ?

Elicha avait pris conscience qu’il devrait succéder à son Maître bien-aimé, en tant que prophète et dirigeant du Peuple juif. Il avait une admiration éperdue pour les doubles traits de caractère de son maître Eliahou et réalisa que c’était une qualité indispensable pour un dirigeant. C’est ainsi, qu’avec l’humilité la plus profonde, il supplia son maître de le bénir pour que « le double esprit », c’est-à-dire l’aptitude d’être à la fois zélé et pacificateur dont il était l’exemple parfait, réside également sur lui.

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LE 17 Tamouz https://www.habad66.com/le-17-tamouz/ https://www.habad66.com/le-17-tamouz/#respond Sat, 26 Jun 2021 22:38:08 +0000 http://www.habad66.com/?p=4360 Très bref rappel historique

Le 17 Tamouz est une date très triste dans notre calendrier. Il aurait dû, au contraire, être un jour de grande allégresse. Ce jour-là, Moshé Rabbénou est redescendu du Mont Sinaï. Il y était monté le lendemain du Don de la Torah, juste après Shavouoth et y était demeuré durant 40 jours. Il portait alors les Tables de la Loi que Hashem Lui a transmises pour l’ensemble d’Israël. 

Que s’est-il passé ?

. Moshé Rabbénou aurait eu quelques heures de retard quant au moment de son retour prévu du haut du Mont Sinaï,

. Il en est résulté une remise en cause de la parole donnée, donc un manque de Émouna, de confiance et de foi en la prophétie de Moshé Rabbénou,

. Associé à un jeu de rôle : le Satan a fait croire en la mort de Moshé Rabbénou, en faisant apparaître son cercueil planant dans le ciel.

. Associé à l’influence du Erev Rav, constitué de tous ceux qui, étrangers aux Hébreux, se sont ajoutés au Peuple d’Israël au moment de la sortie d’Egypte. Le vide que constituait « le retard  et l’absence » de Moshé Rabbénou leur était insupportable et impossible à vivre,

. Associé à un besoin de briser les barrières de la retenue et de la décence,

Tout cela a conduit à un immense désarroi.

Un veau d’or a été façonné et une partie du Peuple y a reporté la vénération qu’il portait envers Hashem, comme si le veau d’or était dès lors le lien qui les rattachait à Hashem.

Le spectacle du veau d’or et son culte par une partie du Peuple étaient intolérables. Le Peuple n’était donc pas encore en mesure de recevoir les Tables de la Torah, façonnées et écrites par Hashem. Moshé Rabbénou les a donc brisées. C’était le 17 Tamouz.

Le 17 Tamouz, quelques siècles plus tard, une brèche fut percée dans la muraille qui protégeait Yeroushalayim. (En fait le 9 Tamouz pour le 1er Temple et le 17 pour le second Temple, mais les Rabbanim n’ont retenu que la date du 17 Tamouz, représentant les deux événements, pour que le jeûne soit supportable pour le Peuple). Les assaillants purent pénétrer la ville sainte, la conquérir et la détruire le 9 Av. Puis ce fut l’exil du Peuple d’Israël. En fait les exils, puisque les 1er et 2nd Temple furent hélas détruits, tous les deux le 9 et 10 Av.

Le 1er Temple fut détruit en réponse aux fautes de meurtre, d’idolâtrie et d’inceste, hélas en pratique parmi les Beneï Israël. Tandis que le 2nd Temple fut détruit du fait de la haine gratuite qui régnait au sein du Peuple.

D’autres événements eurent encore lieu le 17 Tamouz :

Les Beneï Israël ont également été empêchés d’offrir au Temple le sacrifice du Tamid, un agneau le matin et un second en fin d’après-midi.

L’empereur Romain Apoustémous a brûlé un Séfer Torah.

Le Roi Menashé a introduit une idole dans le Temple.

De tels événements sont si dramatiques que nos décisionnaires ont imposé au Peuple de jeûner le 17 Tamouz.

Le jeûne tient lieu ici d’affliction et de contrition. C’est une privation de bien être pour implorer le pardon des fautes commises par nos Pères et par nous-mêmes. C’est aussi un moment très fort pour nous amender et faire Teshouva.

Que ce jeûne ne vous soit pas pénible à supporter ! Son accomplissement devrait nous libérer d’un grand poids, nous renforcer et aussi nous rapprocher de la venue prochaine de Mashia’h ! Nous serons alors protégés de tous les maux. L’épidémie qui sévit encore disparaîtra et tous les malades guériront. Plus encore, avec la résurrection des morts, nous pourrons retrouver nos très chers disparus. 

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Message d’une importance primordiale https://www.habad66.com/message-dune-importance-primordiale/ Tue, 22 Jun 2021 06:09:44 +0000 http://www.habad66.com/?p=4358
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Lever la main sur autrui ? jamais! https://www.habad66.com/lever-la-main-sur-autrui-jamais/ Tue, 22 Jun 2021 06:06:38 +0000 http://www.habad66.com/?p=4355 Le Rambam (Maïmonide) écrit : « Celui qui frappe un Juif ‘cachère’ (honnête), que ce soit un enfant ou un adulte, un homme ou une femme, de façon belliqueuse, transgresse un commandement négatif… Même lever la main sur autrui est interdit ».

Dans la Torah, il est écrit que Moché (Moïse) aperçut un Juif frappant un autre Juif et « demanda au méchant : Pourquoi frappes-tu ton prochain ? ». Il n’est pas écrit : « Pourquoi as-t-u frappé ? ». De là, les Sages déduisent que celui qui lève la main sur son prochain – même s’il ne le frappe pas effectivement – est appelé « méchant ». Selon la Hala’ha, une telle personne ne peut pas servir de témoin pour les documents rabbiniques (contrats, mariages etc.). Selon Rachi, même la menace de lever la main est déjà considérée comme une faute. Selon le Séfer Ha’hinou’h, même un sous-entendu dans ce sens suffit à disqualifier la personne.

Rabbi Chnéour Zalman et d’autres décisionnaires estiment qu’un homme coupable de cette faute ne peut pas être compté dans un Minyan (dix hommes nécessaires pour la prière en public) tant qu’il ne s’est pas engagé à ne plus recommencer.

La violence est l’apanage d’Esaü et non de Yaakov.

Il arrive parfois que des paroles soient aussi douloureuses que des coups, que ce soit des paroles directes, de la médisance ou de la moquerie. C’est pourquoi il est nécessaire, avant de parler à quelqu’un ou à propos de quelqu’un, de réfléchir aux dégâts éventuels que l’on risque de causer et il est donc préférable parler de façon positive.

(d’après Rav Yossef Ginsburgh – Si’hat Hachavoua N° 1724)

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Protéger en toute circonstance https://www.habad66.com/proteger-en-toute-circonstance/ https://www.habad66.com/proteger-en-toute-circonstance/#comments Tue, 22 Jun 2021 06:04:53 +0000 http://www.habad66.com/?p=4352 Balak, roi de Moav, engage le prophète Bilaam pour maudire le Peuple juif. Incapable d’y parvenir, ce sont des paroles de bénédictions qui sortent de sa bouche ainsi que la prédiction de la venue de Machia’h.

Le peuple faute avec les filles de Moav qui le poussent à pratiquer l’idolâtrie. L’un des princes de tribu conduit publiquement une princesse Midianite dans sa tente. Pin’has les tue alors tous les deux, ce qui met immédiatement fin à la plaie qui s’était abattue sur le peuple.

Deux formes de confiance

Selon la Loi juive, la lecture hebdomadaire de la Haftara, tirée des Prophètes, se doit d’être « dans l’esprit de la section de la Torah » (la Paracha). La relation entre la Paracha Balak et sa Haftara paraît évidente. En effet, la Haftara relate que D.ieu dit au Peuple juif : « Ma nation, souviens-toi de ce que Balak, roi de Moav, a manigancé et de ce que Bilaam, fils de Beor, lui a répondu ; des événements de Chittim… » (Mi’hah 4 :6). Il s’agit bien d’une référence claire à Balak.

Et pourtant, la Haftara ne devrait pas être liée à la Paracha que par un verset spécifique mais par son contenu général. Et cela, d’autant plus que la lecture de la Haftara est née quand les nations étrangères ont décrété l’interdiction pour le Peuple juif de lire la Torah elle-même.

Puisque le contenu de chaque partie de la Torah existe en allusion par la manière dont elle commence, cela revient à dire qu’il existe une connexion entre le commencement de la Haftara et le contenu général de la Paracha Balak.

La Haftara commence par le verset : « Alors, le vestige de Yaakov se trouvera au sein de nombreux peuples… ils [n’auront pas besoin de] mettre leur confiance en l’homme, ni de compter sur les fils des hommes. » Ces mots évoquent le tout début de la Rédemption et non de l’époque où l’Ère de Machia’h sera fermement établie.

Cela peut se déduire du fait que la Haftara poursuit en statuant qu’alors, il y aura encore des guerres avec les nations et, pire encore, le mal existera encore chez les Juifs eux-mêmes.

La Paracha Balak parle d’une période, juste avant la première entrée du Peuple juif en Érets Israël, qui sera similaire à l’Ère de la Rédemption.

Comme cela est mentionné au début de la Paracha, la préparation à la Rédemption implique qu’ « ils [n’auront pas besoin de] mettre leur confiance en l’homme, ni de compter sur les fils des hommes. » Bien que cette situation précède la Rédemption complète, il ne sera alors pas nécessaire de se reposer sur les hommes, quand bien même une telle dépendance serait normalement acceptable.

Car le verset nous dit : « D.ieu vous bénira dans tout ce que vous ferez », ce que nos Sages interprètent comme signifiant qu’il revient à l’homme de faire un réceptacle pour la Bénédiction divine, en utilisant des moyens naturels : « l’on ne doit pas se reposer sur un miracle. »

Puisque dans le cours normal des événements, nous pouvons compter sur l’assistance d’autrui, c’est donc que cela est permis. Cependant, à cette époque, cette forme de confiance à autrui ne sera pas nécessaire.

L’intention ultime de D.ieu n’est pas d’invalider une conduite naturelle mais de la purifier et de l’élever jusqu’à ce qu’il devienne évident pour tous que la nature est également unifiée à Lui. Nous comprenons donc que cela ne signifie pas qu’alors l’homme ne dépendra pas des autres hommes mais plutôt que nous ne verrons que l’assistance de D.ieu, même dans une conduite naturelle.

En effet, « dans tout ce que vous ferez » peut être compris de deux manières :

Dans une première approche, la personne peut arriver à la conclusion que la nature n’est simplement qu’ « une hache dans les mains d’un tailleur de pierre » mais puisque D.ieu désire que nous utilisions un moyen approprié, la nature conserve, et ce jusqu’à un certain degré, de l’importance.

Dans une autre perspective, l’individu peut conclure que la nature n’a absolument aucune importance, et qu’elle n’est qu’un moyen pour accomplir les desseins de D.ieu.

Dans le premier cas, les actions de l’homme sont séparées de sa Torah et de ses Mitsvot. Quand les deux s’interfèrent, par exemple lorsqu’il ressent qu’en donnant trop de Tsedaka (charité), il n’aura plus assez d’argent pour lui-même, il doit vaincre son inclination naturelle.

En revanche, dans le second exemple, toutes ses actions sont imprégnées du désir d’accomplir la Volonté divine. Une telle personne n’a pas besoin de combattre ses penchants naturels car ils sont en harmonie avec le désir de D.ieu.

La Haftara vient donc nous informer que, alors que nous nous préparons à entrer en Érets Israël, il est en notre pouvoir de nous élever jusqu’à ce que nous percevions que tout est complètement uni avec D.ieu.

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C’est aujourd’hui! https://www.habad66.com/cest-ce-soir/ https://www.habad66.com/cest-ce-soir/#comments Sat, 19 Jun 2021 22:10:07 +0000 http://www.habad66.com/?p=4346 Il existe des dates qui changent le monde et dont l’effet se ressent encore aujourd’hui malgré l’écoulement du temps. De telles dates ne sont pas de simples accidents de l’histoire, elles touchent à la structure des choses et l’observateur sait qu’après leur passage, c’est une transformation profonde que l’on peut relever. Peu importe l’importance, apparente ou non, reconnue ou pas, de l’événement, c’est sa simple occurrence qui opère le changement.

C’est ainsi qu’il faut voir le 12 Tamouz, qui intervient, cette année, au début de la semaine prochaine. Ce jour-là, en 1927, le précédent Rabbi de Loubavitch, Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, fut libéré. Cela se passait en URSS. Il avait été arrêté par la police de Staline pour son activité de diffusion du judaïsme, avait été condamné à mort pour finalement être envoyé en relégation dans une petite ville de l’Oural. Au moment de partir pour cet exil, qui avait été prononcé pour de longues années, Rabbi Yossef Its’hak affirma de la fenêtre du train qui devait l’emmener, devant tous les Hassidim héroïquement assemblés sur le quai de la gare : « Seul notre corps est en exil, notre âme est éternellement libre. ». Miraculeusement, la peine fut annulée et l’exil ne dura concrètement que quelques jours. Rabbi Yossef Its’hak libéré, son action allait se démultiplier partout dans le monde. L’oppression et la dictature avaient reculé devant la conscience, la grandeur et l’obstination de la liberté.

Ceci n’est pas qu’une histoire de combat victorieux. Rabbi Yossef Its’hak sut le dire: « Ce n’est pas seulement moi qui ai été libéré mais tous… » C’est dire que le 12 Tamouz n’est pas une simple journée d’histoire glorieuse. C’est un jour qui concerne chacun. Cette liberté retrouvée est aussi la nôtre. A tous ceux qui voudraient voir s’éteindre la lumière du judaïsme, à tous ceux qui voudraient que cesse de retentir notre voix, à tous ceux qui nous menacent, dans notre chair ou dans notre esprit, il faut savoir dire que nous sommes éternellement libres et que rien ne nous contraindra jamais.

Cette liberté chante, cette semaine, dans notre cœur et notre âme. Et ce chant monte comme le prélude au cantique majeur, celui de la venue de Machia’h.

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Sur le mont des Oliviers https://www.habad66.com/sur-le-mont-des-oliviers/ https://www.habad66.com/sur-le-mont-des-oliviers/#comments Sat, 19 Jun 2021 22:08:11 +0000 http://www.habad66.com/?p=4344 Le prophète Zacharie (14 : 4), parlant de la venue de Machia’h, déclare : « Et Ses pieds se tiendront en ce jour sur le mont des Oliviers ».

« L’huile », qui signifie généralement « huile d’olive », représente traditionnellement la sagesse. Cela fait référence au service de D.ieu fondé sur l’intellect et renforcé par le plaisir qui découle de la compréhension. Les « pieds », inversement, font allusion au service divin fondé sur la soumission à D.ieu. Ainsi le verset cité, « les pieds se tiendront… sur le mont des Oliviers », manifeste la supériorité du service de D.ieu fondé sur la soumission, le don de soi sur celui qui a la compréhension pour base. En effet, le premier est infini alors que le deuxième est limité à la portée de l’intellect humain, aussi grand soit-il. Au temps de Machia’h, l’infini montrera sa grandeur.

(d’après Likoutei Si’hot, vol. I, p. 103)

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Oui, Cela n’est pas encore tout! https://www.habad66.com/oui-cela-nest-pas-encore-tout/ Mon, 14 Jun 2021 19:52:29 +0000 http://www.habad66.com/?p=4342
https://www.youtube.com/watch?v=F4FPM1yhTa8
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La manière juive https://www.habad66.com/la-maniere-juive-2/ https://www.habad66.com/la-maniere-juive-2/#comments Mon, 14 Jun 2021 19:47:42 +0000 http://www.habad66.com/?p=4339 Un jour, alors que le Tséma’h Tsédèk – le troisième Rabbi de Loubavitch – était encore un jeune homme, il s’assit parmi un groupe de ‘Hassidim qui discutaient de la question : « Qui sait quand Machia’h va venir ? »

Il commenta : « Ce type de discours rappelle la manière de Bilaam, le prophète non-Juif qui déclara à propos de Machia’h : ‘Je le vois mais il n’est pas proche ; je le perçois mais pas dans l’avenir immédiat’ – comme si la Délivrance était lointaine. Un Juif, lui, doit espérer et attendre chaque jour que Machia’h arrive ce jour même. »

(d’après la tradition orale)

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