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Toute la communauté est sainte… | Habad 66 Toute la communauté est sainte… | Habad 66

Kora’h, briguant pour lui-même la Prêtrise et le poste de dirigeant, confiés par D.ieu respectivement à Aharon et à Moché, est l’instigateur d’une révolte. D.ieu donne la preuve visible aux yeux de tous de la justesse de Son choix en faveur de Moché et d’Aharon.

D.ieu ordonne qu’une Terouma (« prélèvement ») de chaque récolte de blé, de vin et d’huile ainsi que chaque premier-né ovin ou bovin et d’autres présents spécifiques (24), soient remis aux Cohanim (les Prêtres).

La récrimination de Kora’h contre Moché et Aharon s’exprima en ces termes : « Toute la communauté est sainte et D.ieu y réside. Pourquoi vous élevez-vous au-dessus de la communauté de D.ieu ? »

Nos Sages expliquent que Kora’h « était envieux du statut de prince d’Elitsaphane ben Ouziel que Moché avait nommé à la tête des enfants de Kehat, sous l’injonction divine », et ne l’avait pas désigné lui, Kora’h, bien que son père fût le second fils après Amram. Kehat avait quatre fils. Amram était l’aîné et ses fils, Moché et Aharon, avaient reçu d’éminentes positions. Kora’h exigeait donc, en tant que fils de Yitsehar, lui-même cadet de Kehat, d’être, lui, le prince des fils de Kehat et non Elitsaphane qui était le fils du plus jeune frère.

Cependant, cette demande semble paradoxale. D’une part, Kora‘h semblait accepter le fait que la position de prince existe (et il se plaignait de ne pas l’avoir reçue, lui). Mais par ailleurs, il se révoltait contre l’idée-même qu’il y ait des officiers supérieurs : « Toute la communauté est sainte… pourquoi vous élevez-vous au-dessus de la communauté de D.ieu ? »

L’explication de ce paradoxe est qu’un Cohen (un prêtre, et Kora’h aspirait également à la prêtrise) est placé au-dessus du reste des Enfants d’Israël, non seulement en raison de ses devoirs sacerdotaux mais également dans ses fonctions non sacerdotales, dans les occupations où il ne diffère pas des autres Juifs. L’attaque de Kora’h était précisément dirigée par rapport à ces domaines où il n’y a pas de différences entre un Cohen et les autres. Il pouvait admettre que dans le cadre de sa fonction sacerdotale, un Cohen puisse être distingué des autres hommes mais pourquoi le serait-il dans tous les autres domaines ?

La réponse de Moché souligna que la singularité du Cohen (dans son office de Prêtre) affecte également les autres sujets où apparemment rien ne le sépare de ses égo, si bien qu’un Cohen est spécial, même dans ce qui n’appartient pas à sa fonction de Cohen.

Pour illustrer cette idée, l’on peut s’attarder sur le sacrifice que l’on apportait chaque jour de l’année, les jours de la semaine, le Chabbat, les Jours de Fêtes et Yom Kippour. La question qui se pose est la suivante : la distinction particulière et la sainteté du Chabbat et des jours de fêtes ne s’exprimait-elle que dans les sacrifices supplémentaires que l’on apportait en ces occasions ou bien affectait-elle également le sacrifice quotidien, le rendant encore plus saint que durant les jours de la semaine ?

La différence avait lieu lors de Yom Kippour. Le service de ce jour saint ne pouvait être accompli que par le Cohen Gadol (le Grand-Prêtre). Si nous affirmions que la sainteté du sacrifice quotidien offert à Yom Kippour n’était pas différente de celle des autres jours, il aurait alors pu être offert par un Cohen ordinaire. Mais si la sainteté de Yom kippour affectait également le service quotidien, il ne pouvait être apporté que par le Cohen Gadol.

Et c’est là que réside la discorde entre Kora’h et Moché Rabbénou. Kora’h estimait que la distinction d’une chose s’exprime par la chose elle-même. Ainsi, dans les domaines non sacerdotaux, un Cohen ne peut pas se distinguer des autres Juifs. Moché rétorqua que la spécificité d’un détail particulier influence l’ensemble et que donc la distinction d’un Cohen s’exprime dans tout, même dans les domaines courants. C’est par le même biais que le sacrifice quotidien de Chabbat et de Yom Tov étaient impactés par la sainteté de ces jours.

Chacun d’entre nous peut ici tirer un enseignement. Un Juif peut penser qu’il ne doit être différent que lorsqu’il s’agit de la Torah et des Mitsvot. Mais lorsqu’il pénètre dans le monde concret (manger, boire, etc.), il est semblable à tout le monde, il n’a pas besoin de se positionner à un niveau spirituel. L’histoire de Kora’h nous enseigne que le fait de se distinguer en tant que Juif s’exprime dans tous les domaines et pas seulement dans ceux de la Torah et des Mitsvot. Les préoccupations matérielles d’un Juif sont plus saintes, comme l’écrit le Rambam (Maïmonide) : « Tout comme un homme sage se reconnaît par sa sagesse et sa connaissance… il doit aussi se reconnaître dans ses actes, sa manière de manger, de boire… et dans ses affaires professionnelles. »

La leçon que nous enseigne Kora’h est qu’il nous faut nous « élever au-dessus de la communauté de D.ieu. » Si un Juif a le mérite d’être Cohen ou Lévi ou qu’il a reçu une meilleure éducation que les autres, il doit se conduire mieux (« élever ») que ceux qui n’ont pas eu ce mérite.

Il est alors sûr qu’en nos jours, où nous avons le privilège d’avoir              accès à la diffusion de la ‘Hassidout de nos saints maîtres ainsi qu’aux pensées de la Torah révélée de nos Richonim (les Sages antérieurs), c’est un mérite très spécial, et en même temps une responsabilité particulière, d’accroître notre étude de la Torah révélée, dans ces nouvelles générations. Et cela entraînera une différence dans l’étude des autres parties de la Torah.